Zabou & Ethan

19 août 2009

Chapitre 35 : Grande nouvelle.

Chapitre 35 : Grande nouvelle.

Le moment tant redouté arriva plus vite que nous le pensions. Deux jours seulement après l’enterrement de la mère de Nelly, Willy nous avait fait part de sa volonté d’organiser une soirée à la Villa Cullen. Soirée où toute notre famille serait rassemblée. Nessie était parmi nous avec son « loup ». Nous étions tous dans le salon des Cullen quand Willy prit la parole.

-          Voila, commença-t-il. Si j’ai demandé à ce que tout le monde soit présent c’est pour vous annoncer une grande nouvelle. J’ai demandé il y a quelques temps à Nelly de devenir ma femme. Elle a accepté ma proposition. Nous allons nous marier. J’aimerais que cela se passe ici. Alice ? il se tourna vers sa tante. Je me souviens du mariage de  maman et papa, et je sais que c’est grâce à toi. Je voudrais que tu t’en occupe. Je sais que cela te ferait plaisir et je lis que tu as déjà d’excellentes idées en tête. Alors amuses toi. Nous te faisons confiance.

Sans attendre une seconde de plus, Alice se mit sur l’ordinateur du salon et commença ses recherches de la robe parfaite pour Nelly.

Tout le monde se leva pour féliciter les heureux fiancés. Lorsque mon tour arriva, je sentis une vague de tristesse émerger du plus profond de moi. Mon petit Willy allait se marier. Il ne serait plus jamais mon bébé, il était à présent un homme fort et amoureux et un futur époux. Voyant mes pensées, il s’approcha de moi.

-          Maman, me dit-il. Arrête de t’en faire. Je vais épouser Nelly mais je serais toujours et à jamais ton fils. Tu ne me perdras pas, dis toi juste que tu gagnes une fille.

-          Je sais mon grand. Je ne suis pas triste, c’est juste que tout va si vite…

-          J’aimerais inviter les cousins français. Sais-tu s’ils pourront faire le déplacement ? en particulier Amaury et Andrea. Je ne les ai pas revus depuis ton mariage mais je suis resté en contact avec eux. J’aimerais vraiment qu’ils puissent être présents.

-          Je ne sais pas mon grand. Je verrais ce que je peux faire. Mais sache une chose. Aucun d’eux n’est au courant de notre condition. Si nous les invitons, nous devrons jouer le jeu de l’humanité. Penses-tu en être capable ?

-          Maman, je ne leur ferais aucun mal, tu n’as pas à avoir peur.

-          Je ne parle pas de ça mon cœur. C’est juste qu’il va falloir sembler humain. Donc manger, dormir avancer à allure normale et surtout ne pas leur montrer que tu peux entendre ce qu’ils pensent. Cela fait beaucoup et tu es encore assez jeune vampire. Je ne sais pas si tu auras la force de jouer la comédie.

Il me regarda avec son air d’enfant auquel je ne pouvais rien refuser. Il a toujours su comment arriver à ses fins avec moi. J’avais d’hors et déjà accepter sa demande. Des demain j’appellerais mes sœurs pour les inviter. En espérant au plus profond de moi que quelque chose les empêche de venir.

Le reste de la semaine se déroula sans encombre. Nous avion fixés la date au 6 juin, date de mariage des parents de Willy, et surtout date de ma rencontre avec Ethan. Une façon pour Willy d’inclure Maÿlis et Yohann dans les réjouissances. Cela nous faisait un peu moins de 3 mois pour tout organiser, mais connaissant la rapidité d’Alice cela serait amplement suffisant.

De mon côté, je m’occupais de ma famille française. Essayant tant bien que mal de convaincre mes frères et sœurs de se joindre à nous pour fêter ce grand événement. Malheureusement, dans ce si court délai, personne ne pourrait être présent. Ma sœur ainée, Marie, m’a malgré tout envoyé quelques présents pour les futurs mariés. Nous leur enverront les vidéos que Emmett avait prévu de faire afin de leur faire partager notre joie. Je n’avais plus qu’à annoncer la mauvaise nouvelle à mon fils. Il serait tellement déçu…

-          Mon chéri ? l’appelais-je. Je viens juste d’avoir ma sœur au téléphone.

-          Alors ? Ils pourront venir ? Je sais qu’on s’y prend un peu tard mais ca serait tellement mieux s’ils étaient tous là !!!

-          Je sais mon cœur mais malheureusement, ils ne pourront pas venir. Les billets sont cher et ils ne peuvent pas s’y prendre si tard. Mais Emmett comptait faire une vidéo et j’ai promis que nous la leur enverront dès le lendemain avec les photos. Mon cœur je sais que tu voulais que tes cousins soient là mais j’ai tout essayé.

-          Ce n’est pas grave maman. Je comprends. Même si je suis un peu déçu. On profitera à fond de la journée et nous penserons fort à eux... Et puis rien ne m’empêche d’aller les voir moi-même après…

En disant cela, il avait un regard étrange. J’aurais bien aimé lire dans ses pensées à cet instant précis. Que voulait-il dire par  « rien ne m’empêche d’aller les voir moi-même après… ». Il va falloir que j’en parle avec Ethan. Lui pourra me conseiller. Il saura peut être quelque chose que j’ignore.

« Ethan, mon cœur j’aimerais qu’on parle tous les deux. Peux-tu me rejoindre à la clairière ? » Je lui avais dis cela en pensée m’efforçant de bloquer mon fils. Il fallait que je lui parle seule à seule. Je sais qu’il m’avait entendu où qu’il soit. Je me dépêchais de me rendre à la clairière pour l’y attendre.

Posté par zouban à 18:03 - Commentaires [4]


17 août 2009

Chapitre 34 : Dure journée.

Chapitre 34 : Dure journée.

Cela faisait 3 jours que Nelly était installée chez nous. Willy était aux petits soins pour elle. Il répondait à toutes ses demandes même silencieuses. Il me semblait le voir grandir soudainement très vite, agissant plus comme un homme que comme l’adolescent qu’il était encore. Nous avions tout organisé pour les funérailles de la mère de Nelly. Elle était allée trouver son père pour le convier. Je ne sais qu’elle fut sa réponse. Nous nous préparions à partir. Nelly était vêtue de blanc, ce qui la rendit encore plus belle. Willy resta près d’elle tout le trajet.

Arrivés à la petite chapelle où aurait lieu l’enterrement, Edward se mit au piano. Il entama un morceau qu’il avait écrit lui-même. Ce dernier était doux, mélancolique mais d’une certaine manière joyeuse. Nelly avait précisé que sa mère n’aurait pas voulu quelque chose de triste. Elle ne voulait pas que nous pleurions sa montée auprès de ceux qu’elle aimait. Dans sa famille, la tradition voulait que les personnes présentes soient vêtues de couleurs vives pour célébrer non pas la disparition d’un être cher mais la montée aux cieux d’un nouvel ange. Nelly était très croyante, elle ne pleurait plus, se contentant de se remémorer les bons moments passés avec celle qui l’a mise au monde.

Elle fit un discours assez long sur sa mère, nous expliquant les sacrifices qu’elle avait du faire, nous faisant partager les joies passées entre elles. Elle décrivit la générosité, l’amour profond d’une femme pour sa fille unique. Tous ceux qui avaient rencontré Hannah pouvaient approuver ce discours. Elle était la femme la plus courageuse que je connaisse. Elle avait survécue à la naissance de sa fille hybride, avait affronté seule les difficultés que la nature de Nelly apportait. Et cela sans jamais baisser les bras. On pouvait lire une certaine fierté sur le visage de cette jeune femme devant nous. OUI ! Elle était fière. Fière de sa mère, fière de ce qu’elle était devenue grâce à elle. Elle se tenait devant nous, droite, pleine d’une confiance récemment acquise. Elle baissa quelques fois le regard sur mon fils, assis au premier rang. On pouvait voir l’amour profond qu’elle lui portait.

Une fois la cérémonie achevée, c’est en silence que nous nous rendions tous dans le petit cimetière où était enterré son grand père et qui serait l’ultime demeure d’Hannah. La mise en terre se fit lentement, sans mots. Puis chacun rentra chez lui. Nous étions dans notre grand salon. Willy se tenait près de la vitre, serrant Nelly contre lui. Les voir ainsi me mis du baume au cœur. Ils nous annonceraient bientôt une grande nouvelle, je le sentais. Je devais cependant patienter jusqu’au moment qu’ils auraient choisi.

Posté par zouban à 15:24 - Commentaires [3]

14 août 2009

Chapitre 33 : une nouvelle perte.

Chapitre 33 : une nouvelle perte.

Nous étions tous dans le salon. Nous savions que Hannah rendrait son dernier souffle ce soir. Alice nous avait préparés à cette nouvelle perte. Nous attendions le retour de Nelly. Willy tournait comme un fauve en cage. Ne sachant que faire. On pouvait voir son désarroi. Jasper tenta de lui envoyer des ondes de calmes mais rien ne fit. Il devait être vraiment torturé.

Nous voulions tous l’aider. Mais personne ne savait que faire. Lorsque soudain il se rua vers la porte d’entrée.

-          Elle revient, cria-t-il.

Nous avions tous deviné qu’il cherchait à lire ses pensées pour pouvoir la réconforter au plus vite. Nous le suivions devant la maison, scrutant les environs. Lorsque nous vîmes Nelly sortir de derrières les arbres. Elle avait pleuré, ce qui nous confirma la mort de sa mère. Nous nous approchions tous doucement, ne sachant quels mots prononcer pour la réconforter.

Willy s’approcha enfin d’elle. Sans dire un mot, il la prit dans ses bras et elle s’effondra. Elle voulait être forte mais la peine était trop intense.

« Nous devrions tous retourner à la maison et les laisser seuls. » dis-je en pensée à mon amoureux, « Ils nous rejoindront plus tard ». Ethan acquiesça à ma requête et je vis Edward attirer sa famille à l’intérieur. Il avait lui aussi entendu ce que je disais et l’expliquait à présent aux sien.

Du salon, nous pouvions entendre Nelly et Willy, bien que nous nous efforcions de ne pas écouter. Ils avaient besoin de temps à eux et nous le leur accordions. Mais je pouvais entendre le ton de la voix de mon fils. Il partageait la peine de son amie, il aurait pleuré si sa nature vampirique le lui permettait. Je voulais le prendre dans mes bras comme lors de la mort de Maÿlis. Comme quand il était petit et qu’il avait fait un mauvais rêve. Je ne pouvais m’empêcher de revoir ce petit garçon blond, aux cheveux si parfaitement bouclés, aux joues si roses. Et voila que maintenant, sa beauté humaine avait été remplacé par une beauté encore plus surnaturelle. Il était mon fils, mon amour, l’ultime cadeau que ma meilleure amie m’avait offert. Il avait remplacé ce cœur qui ne battait plus et l’avait remplis par ses rires et parfois ses pleurs.

Il revint quelques minutes après. Serrant toujours Nelly contre lui. Elle s’était endormie dans ses bras et il la portait à présent dans sa chambre. Lorsqu’il redescendit, nous étions tous là, à l’attendre.

-          Elle a prit sa décision, nous dit-il. Elle va rester avec nous. Mais avant cela, elle doit retrouver son père et lui expliquer. Elle partira demain pour le lui annoncer. Je lui ai promis que nous nous occuperions de tout pour sa mère, elle n’aurait pas à se soucier des mauvaises obligations. Maman, papa ? Nous étions toujours surpris quand il nous appelait ainsi et nous nous redressions aussitôt. Je lui ai dit de venir vivre avec nous. Elle s’installera avec moi dans ma chambre. J’irais chercher ses affaires avec toi oncle Emmett, dit-il en se tournant vers lui. Des ce soir pendant qu’elle dort. Je ne veux pas qu’elle retourne dans cette maison.

-          Mon amour, commençais-je. Rien ne presse. Nous allons la laisser se reposer cette nuit. Ton père accompagnera Carlisle chez Hannah pour tout arranger. Nous nous occuperons de tout son déménagement demain. Rien ne nous oblige à faire ça dès ce soir. La journée a été dure pour tout le monde. Nous devrions essayer de nous détendre pour ce soir. Demain nous aurons une grosse journée. Retourne auprès d’elle tu en meurs d’envie.

A ces mots il remonta. Nous nous retournions tous à nos préoccupations. Les Cullen rentrèrent chez eux. Ethan et moi restions assis près du feu. Aucun de nous ne parlait. Aucun mot ne pouvait exprimer notre peine. Nous étions là, assis l’un contre l’autre, regardant la nuit s’achever pour laisser place au soleil éblouissant. Beaucoup de choses a faire pour l’enterrement.

-          A quoi penses-tu mon amour ? me demanda mon aimé.

-          A Willy entre autre. Lui répondis-je. Je repensais à la mort de Maÿlis. A l’état dans lequel nous étions lui et moi. Je repensais à cette journée ou nous avons mis ses parents en terre. Je ne supporte pas de devoir revivre cette épreuve. Je voulais le protéger de la douleur d’une perte. J’avais promis à Maÿlis que rien ne lui arriverait. Qu’il serait heureux et qu’il ne souffrirait plus. Je n’ai pas su respecter cette promesse.

-          Ecoutes mon cœur, tu n’y es pour rien. La mort est hélas incontournable. Lorsque nous vivons entouré d’humains, nous sommes obligés d’accepter l’éventualité qu’ils nous quittent. Hannah était une femme extraordinaire, elle a élevé seule et sans le savoir une enfant hybride. Cela demande un grand contrôle de soi et elle a très bien accompli son rôle de mère. Quand à toi, tu es une mère formidable. Maÿlis a eu raison de te faire confiance à propos de son fils. Alors cesse de te fustiger pour ce dont tu n’es pas responsable. Willy est un homme à présent. Tu ne pourras pas le protéger éternellement. Tu sais comme moi que tôt ou tard il partira vivre sa vie avec Nelly. Et je crois bien que cela arrivera plus vite que nous le pensons. Tu ne peux rien changer au déroulement des choses.

-          Je sais que tu as raison. Mais j’ai peur. Peur de le voir me quitter. Peur de ne pas supporter son absence. Peur de me retrouver seule dans cette maison trop grande.

-          Tu ne seras jamais seule Zabou. Il prit mon visage entre ses mains. Je serais toujours là pour toi. Aujourd’hui et pour le reste de notre éternité.

A ces mots, il m’embrassa. Ce fut un baiser long, langoureux. Un baiser qui scellait encore plus notre amour et notre appartenance l’un à l’autre pour la fin des temps.

Posté par zouban à 19:08 - Commentaires [6]


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