22 juin 2009
Chapitre 31: Discussion père-fille.
Chapitre 31 : Discussion père-fille.
POV : Demon
Après notre petite escapade pour chasser, Nelly voulut me parler afin de me connaitre d’avantage et de parler de ce qui c’était passé les deux derniers jours. Je sentais qu’elle était partagée sur notre comportement. Elle était tiraillée entre sa nouvelle envie de sang et son mal être à tuer des humains. Je savais qu’elle ne savait plus quoi penser de Seléné. Je crois qu’elle avait commencé à succomber à son charme, mais en même temps elle en avait un peu peur. En particulier face à sa fascination pour le sang des humains. Et comme nous, elle avait été surprise par sa réaction pendant la chasse. Elle hésitait à prendre la parole :
- Papa ! Je peux t’appeler Papa ? me demanda doucement Nelly.
- Oui, si tu veux. A vrais dire j’en suis plutôt flatté. C’est un beau cadeau que tu me fais là… lui répondis-je avec fierté. Ma fille, que je connaissais à peine, me considérais déjà comme sa famille alors je l’avais fait souffrir.
- Je peux te poser une question ?
- Oui, bien sur, je répondrais à toutes tes questions. Je sais que je n’ai pas eu le temps de t’en dire beaucoup, repris-je.
- Quelles sont tes relations avec Seléné ? Tu m’as dit qu’elle t’avait transformé et que tu vis avec elle depuis ce moment. Je vous ai entendu à l’hôtel. Est-ce-que tu l’aimes ? me demanda-t-elle un peu inquiète de ma réponse.
- Oui et non. Enfin pas de la manière dont tu conçois l’amour. Entre elle et moi, ce n’est pas comme entre toi et Willy. Je lui dois tout, elle m’a sauvé, elle est ma famille, mon amie, mon amante et ma protectrice. Entre elle et moi c’est purement physique comme cela l’a été entre elle et Evan. Et puis nous en avons besoin, moi encore plus qu’elle. J’aime les femmes, toutes les femmes. Je ne l’aime pas d’amour, mais je l’aime de tous les autres sentiments que l’on puisse posséder. Elle fait partie de ma vie à jamais, annonçais-je.
- Je ne comprends pas et ma mère alors ?
- Ta mère ? Oui je l’ai aimé le temps d’une nuit. Elle était un fantôme sortit tout droit de mon passé. La réincarnation de quelqu’un qui a fait de moi ce que je suis. Oui je l’aimais à ma manière. Ce n’est pas la tienne, je le conçois. Mais le temps d’une nuit, oui, je l’ai aimé. Je ne suis pas l’homme d’une femme. Je suis ce que l’on appelle un Casanova. Je suis désolé si cela te déçois, répondais-je un peu troubler par mes souvenirs.
- Je ne sais plus quoi faire. Je veux te connaitre, mais je ne supporte pas votre mode d’alimentation. Je sais que vous faites des efforts, mais après l’expérience du sang humain j’ai tant de remords. J’ai aimé cela mais je me dégoute et Willy supporte encore plus mal que moi ce qu’il a fait. Je sais qu’il ne pourra pas tenir longtemps avec vous. Il ne reste que pour moi. Vous le dégoutez. Pourquoi ? Pourquoi faites-vous ça ? J’ai vu la réaction de Seléné quand nous chassions, elle aurait pleuré pour un animal alors que tuer un humain ne la gène pas ? Je sais que toi aussi tu préfères tuer des humains. Explique-moi ! Je l’aime bien malgré tout mais…
Sa phrase resta en supent, je ne savais pas quoi dire. Ce n’était pas à moi de répondre à la question. Mais je voyais son besoin de réponse. Je ne pouvais pas la laisser dans l’ignorance. Et puis Seléné l’adorait elle ne m’en voudrait pas enfin je ne pense pas.
- C’est un peu gênant. J’aurais préféré que tu le lui demande à elle ! Au cours de notre existence, nous avons croisé des monstres. De vrais monstres. A forces d’expériences, nous avons appris à choisir nos victimes. J’ai eu des remords en tuant des humains et je crois que Seléné aussi. Mais nous avons vu la haine des humains, nous l’avons subit. Les humains tuent pour le plaisir, l’argent, le pouvoir, la religion et parce qu’ils ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. Ils tuent et ils aiment ça. Nous, nous ne tuons que pour nous nourrir. Cela fait toute la différence. Seléné et moi nous avons un point commun, nous avons été condamnés à mort à cause de notre différence.
- Quoi ! Pourquoi ? Qu’aviez vous fait ? demanda ma Nelly les yeux pleins de larmes.
- J’ai été condamné à la pendaison car j’avais séduit la fille d’un homme important de mon époque. Si Seléné et Evan ne m’avaient pas sauvé, je ne serais plus là.
- Et Seléné ?
- Pour Seléné c’est encore plus tragique. Elle était bohémienne et ces gens là avaient une mauvaise réputation. Seléné était différente et savait capter l’attention de son public. Cela ne l’aida pas. Partout où elle se déplaçait on l’accusait de sorcellerie. Elle était toujours traquée. Un jour des villageois l’on accusé et l’on conduite au bucher. Séléné était en train de bruler vive quand Evan est arrivé. C’est pour cela que nous nous méfions des humains. Et je suppose que si Seléné a eu cette réaction face aux cerfs, c’est parce qu’elle se considère comme eux, lui répondis-je la voix bercée par les souvenirs.
- Je, je suis désolée. Cela explique beaucoup de chose, balbutia-t-elle les yeux plein de larmes, est-ce-que je peux en parler à Willy ?
- Tu devrais lui demander par toi-même. Je me suis déjà beaucoup avancé, mais sache qu’elle te considère comme un membre de sa famille. Elle t’aime beaucoup et moi aussi !
A ces mots je la pris dans mes bras et nous partîmes rejoindre les autres. Je sentis la douce odeur de Seléné, elle n’était pas loin et je ne savais pas si elle avait entendu notre conversation. Je ne pouvais savoir de quoi serait fait notre futur, mais les jours prochains nous le dirons. J’espérais que Willy m’offrirais un peu plus de temps avec cette belle jeune fille qui était ma fille et dont je venais seulement de faire la connaissance…
21 juin 2009
Chapitre 30 : Anniversaire.
Chapitre 30 : Anniversaire.
Attention ce chapitre peut choquer…
Personne ne répondait. Mais soudain je sentis deux mains froides se poser sur ma nuque. Et des lèvres me couvrirent de baisers…
Ces lèvres, je les reconnaissais entre 1000. Elles appartenaient à l’homme que j’aimais. Celui qui illuminait mes nuits. Il était mon âme sœur, mon meilleur ami, mon amant, mon amour. Il était mon autre moitié. Pendant qu’il m’embrassait, le monde pouvait s’écrouler, je ne risquais rien.
Ses baisers étaient doux, tendres mais en même temps bestiaux et violents. Il avait le don de doser la bonne part de douceur et celle de bestialité. En même temps il glissait ses mains sur mon ventre, passant les doigts sous mon T-shirt. J’étais toujours dos à lui, et je pouvais sentir son membre durci contre mes reins. Mais je ne bougeais pas. De son corps il bloquait le mien, ne me laissant que très peu de marge de manœuvre. Je ne pouvais bouger. Il banda mes yeux et me pris la main.
L’air devint soudain plus frais. Nous n’étions plus dans la clairière. Je pouvais sentir comme une odeur de moisissure mélangée à l’odeur du bois et de la mousse. Je savais où nous étions. Notre Grotte. Il m’avait donc amené dans ce lieu où nous avions célébré notre amour pour la première fois en tant que « mari et femme ».
Il m’enleva mon bandeau. Je vis devant mes yeux 2 dés. Je connaissais très bien ce jeu. Il s’agit d’un jeu érotique, sur un dé se trouve une action, et sur l’autre une partie du corps. Chacun doit tirer les dés et faire ce qui y est inscrit. Nous avons donc commencé une partie tous les deux, enlevant lorsque nécessaire un morceau de tissus. Nous étions redevenus deux jeunes amants, oubliant nos 16 ans de vie commune et nos 12 ans de mariage. Nous étions comme au premier soir, dans cet hôtel, les jeunes mariés dans la chambre d’à coté.
Nos baisers étaient d’abord tendres mais peu à peu, l’excitation prenait le dessus. Plus de tendresse entre nous, que de l’amour brut.
Puis il envoya les dés à l’autre bout de la grotte. Me pris dans ses bras et me fit l’amour. C’était sauvage et tendre à la fois. Comme si nous avions été éloignés l’un de l’autre depuis trop longtemps. Nous redécouvrions le corps de notre partenaire tout en lui prodiguant les caresses et autres douceurs qu’il souhaitait. Il me caressait la poitrine tout en m’embrassant la nuque, ses mains parcouraient mon corps tout entier, s’attardant sur mes cuisses et sur mon aine. Je passais mes jambes autour de ses hanches et je me pressai encore plus fort contre lui. Je voulais oublier. Ne plus penser à la mère qui était en moi mais seulement à l’épouse aimante qui désirait son mari plus que tout.
Nous fîmes ainsi l’amour plusieurs heures durant. Il me murmurait de doux mots à l’oreille entre deux baisers et trois caresses. Je lui prodiguais toutes les attentions qu’il aimait. Nous célébrions nos 12 années de mariage et nos 16 d’amour.
Au petit matin, nous étions allongés dans la clairière (l’ayant encore agrandie), nous regardions le lever de soleil lorsqu’il prit la parole.
- J’aimerais tellement savoir comment il va. Dit-il doucement. Je sais qu’il ne risque rien mais il me manque trop. Je voudrais être une souris pour pouvoir voir ce qu’il fait.
- Moi aussi mon amour. Il me manque terriblement. J’ai hâte qu’il revienne. Mais j’ai surtout peur.
- De quoi as-tu peur ?
- J’ai peur qu’ils ne reviennent pas. Peur qu’elle décide de rester avec eux et que Willy la suive. Peur qu’il renonce à notre régime…
- Il ne faut pas t’en faire. Me coupa-t-il soudain. Cela n’arrivera pas.
Puis soudain le téléphone de mon époux se mit à sonner.
- Allo !!! décrocha-t-il…………oui ?......... très bien on arrive de suite.
Et il raccrocha.
- C’était Carlisle, me dit-il. Il semblerait que la maman de Nelly soit au plus mal. Nous devons rentrer au plus vite et les prévenir.
Sur ces mots il se leva et s’habilla. Je fis de même et nous partîmes main dans la main. Nous pensions à cette femme, loin de sa fille, qui semble-t-il ne puisse malheureusement pas attendre son retour pour rendre son dernier souffle. Et je pensais à Nelly. Comment s’entendait-elle avec son père ? Elle n’aurait bientôt plus que lui. Elle allait avoir besoin de beaucoup de soutien et j’espérais sincèrement que ce Demon saura la soutenir comme un père doit le faire…
16 juin 2009
Chapitre 29 : Absence
Chapitre 29 : Absence
POV Zabou
Cela faisait quelques jours que Willy était partit. Il y avait comme un vide en moi. Il m’appelait presque tous les soirs me donnait des nouvelles de lui et de Nelly. Parlant à Ethan de son ami Evan. Depuis son départ, il ne m’avait plus appelé Mammy. J’étais devenue « maman » et Ethan était « papa ». Cela nous comblait encore plus de joie. Nous étions vraiment une famille dont le fils avait quitté le nid.
Il était encore bien jeune, à peine 17 ans mais il en paraissait 20. Il avait l’allure d’un beau jeune homme à qui sourie la vie. Il était amoureux d’une belle jeune femme de 17 ans également qui en paraissait 20 aussi. Ces deux là ne changeraient plus. J’aurais toujours mon « petit » Willy auprès de moi.
Mais pour le moment, je devais combler ce manque en moi. Je m’arrêtais souvent devant sa chambre vide. Sentant l’odeur de son parfum flottant encore dans l’air. Je soupçonnais mon mari de passer avant moi et d’y mettre un coup de pshit. Mais je ne pouvais lui en vouloir. Cela de donnait la sensation qu’il était parti à l’école et qu’il reviendrait le soir.
Mes journées reprirent leurs rythmes lentement. Mon travail à l’agence m’occupait l’esprit. Mais je ne pouvais penser à autres choses qu’à mon fils. Que faisait-il ? Où était-il ? Manquait-il de quelque chose ? Était-il en sécurité ? Je savais qu’Ethan avait fait promettre à Evan de protéger notre fils mais personne ne pouvait me rassurer. Tous les soirs je passais chez les Cullen demander à Alice si elle voyait quelque chose. Et tous les soirs c’était la même réponse. « Il va bien, il est en sécurité et il est heureux. »
Un soir, en rentrant de chez les Cullen, je vis de la lumière qui partait de notre maison. En m’approchant je déposais mes affaires dans l’entrée.
- Ethan ? appelais-je. Ethan c’est moi. Tu es où ?
Pas de réponse. « Ethan je ne plaisante pas. Montres toi tout de suite ! » Lui criais-je en pensée. Mais toujours pas de signe d’Ethan. Où était-il ? Je redescendais alors les escaliers. Lorsque je vis un morceau de papier sur la table à l’entrée. « Suis les bougies ! » Ces trois mots écrits de sa douce écriture me rappelèrent soudain quel jour nous étions.
Cela faisait précisément 12 ans ce soir, qu’Ethan et moi nous étions dits OUI. Comment avais-je pu oublier ce jour ? Quel anniversaire ! Le pauvre avait du se décarcasser pour me faire un truc et je n’ai même pas de carte à lui offrir. Je me rachèterais en lui demain. Je suivis donc les bougies. Il en avait placé partout. Je les suivais et retombais sur un autre papier en plein milieu de la forêt, accroché à un arbre. « Bon Anniversaire » disait celui-ci. Plus j’avançais et plus je savais où menait ces luminions.
Je continuais ma route quand les bougies s’arrêtèrent. Je me trouvais au beau milieu de notre « Clairière » artificielle. Un dernier papier était posé là, devant moi. Dessus trois mots « Je t’aime ». je me penchais et ramassa le papier. Dans mon humanité j’aurais pleuré, mais je me contentais de serrer ce morceau de papier contre mon cœur tristement silencieux. Je cherchais mon homme.
- Ethan ?
Personne ne répondait. Mais soudain je sentis deux mains froides se poser sur ma nuque. Et des lèvres me couvrirent de baisers…
15 juin 2009
Chapitre 28 : Fête de départ.
Chapitre 28 : Fête de départ.
POV Ethan
Hier, après sa transformation, nous étions tous en train de faire la fête lorsque Willy partit rejoindre Nelly dans le jardin. Voyant qu’ils ne comptaient pas rentrer de si tôt, nous décidions de leur laisser un peu d’intimité. Nous nous rendions donc chez les Cullen afin de discuter de nos nouveaux « amis ». Personne ne les appréciait vraiment. Esmée voulait prendre leur défense, comme à son habitude, mais cette fois-ci elle avait beaucoup de mal à cacher ses vrais sentiments. Nous étions tous d’accord pour ne pas leur faire confiance. Apres tout, Nelly, bien que fille de Demon, était aussi à moitié humaine. Qui nous dit qu’ils résisteraient à son odeur ? Je sentais que Zabou n’était pas rassurée par cette fille. Elle voulait l’apprécier comme Esmée, mais restait sur ses gardes.
Le lendemain, alors que nous avion passé la nuit chez les Cullen, ce fut un Willy étrange qui nous accueillit. Il semblait perturbé par quelque chose. Ou quelqu’un ???
- Daddy ? Mammy ? je peux vous parler s’il vous plait ? nous demanda-t-il l’air très solennel.
Je sentis la main de Zabou se serrer dans la mienne. « Je le sent mal chéri. Quelque chose se passe et je ne le sens pas bien du tout. » Elle me transmit ses pensées, je lui fis un sourire pour lui faire comprendre que j’avais compris mais nous savions que Willy avait également compris. Nous arrivâmes dans le salon. Willy nous fit asseoir sur le grand canapé en face de la baie vitrée et se tourna dos à nous. Il ne voulait pas nous voir au moment ou il allait nous annoncer sa mauvaise nouvelle. Cela ne pouvait être qu’une mauvaise nouvelle étant donné le ton qu’il avait pris.
- Mammy, Daddy…… en fait…… voila… Nelly et moi on va partir. Nous dit-il soudainement. Elle voudrait connaitre un peu mieux son père et je le comprends. J’ai donc décidé de l’accompagner.
- Wi… Wi… ll… bégayait Zabou dans son coin.
- Willy mon grand. Répondis-je enfin, es-tu sur de toi ? tu es tout nouveau parmi nous vampire. Partir serait tres risqué. Qui plus est je te rappelle qu’ils ne sont pas comme nous. Tu compte te mettre toi aussi à sucer d’innocentes personnes ?
- Bien sur que non Daddy ! il semblait choqué par ma remarque. C’est justement parce que je ne veux pas vivre comme eux que je dois les accompagner.
Là j’étais à mon tour perplexe.
- Daddy… reprit-il calmement. J’aime Nelly, je l’aime plus que tout au monde. Et je sais qu’elle est la dernière personne avec qui je veuille vivre. Elle compte partir pour connaitre son père. Alors je partirai avec elle. D’un part parce que je ne peux vivre sans elle, d’autres part, parce que je ne leur fait pas confiance. Je sais qu’Evan et Ariane sont tes amis. Je ne leur reproche rien à eux. Mais c’est cette femme. Cette Seléné. Je ne lui fais pas confiance, et je refuse de laisser Nelly seule face à elle. Je te rappelle qu’elle est à moitié humaine. Je ne veux pas risquer de la perdre. C’est tout. Voila pourquoi je pars. Mais jamais, je ne gouterai un goute de sang humain, s’il ne sort pas d’une poche d’oncle Carlisle.
A ces mots il me fit un immense sourire. J’acceptais la raison de son choix. Je ne la comprenais pas mais je l’acceptais. Il n’avait que 13 ans mais physiquement il en paraissait déjà 16 et il raisonnait déjà comme un homme. Je l’ai toujours su mature et sa réaction ne fit que confirmer mes pensées. Zabou resta dans son coin. Elle sanglotait. Elle était sur le point de « perdre » son fils. Elle était déchirée.
- Mammy. Lui dit-il doucement. Je t’aime. Je t’ai toujours aimé et je t’aimerais toute ma vie. Mais Nelly fait partie de moi maintenant. Si je la perds, je me perds moi-même. Je sais que c’est dur pour toi, mais je sais aussi que tu aurais fait la même chose. Il parait que je tiens cette bonté et cet amour inconditionnel de ma mère. S’il te plait regarde-moi.
Zabou resta silencieuse. Les yeux rivés vers le sol.
- Maman ?
A ces mots elle se redressa. Pour la première fois Willy l’appela « maman ». Il nous avait toujours considérés comme ses parents mais jamais il n’avait utilisé ces mots.
- Co… Co…. Comment m’as-tu appelé ? demanda Zabou en s’essuyant les yeux.
- Maman. Répondit-il. Parce que c’est ce que tu es. Ma mère est morte. Et je l’aimerais toujours. Mais aujourd’hui c’est toi ma maman et je voulais te le faire vraiment comprendre. Je pars avec Nelly mais je resterais ton fils à jamais. Ici ca sera toujours chez moi et tu seras toujours ma maman. Alors s’il te plait arrête de pleurer.
Il se tourna vers moi. Me souris doucement et me dit :
- Papa. Seléné et Ariane arrive. Elles veulent nous inviter tous à une petite soirée en foret. S’il te plait ne fais rien pour les énerver. J’aimerais que cela se passe le plus calmement possible.
- Tres bien mon grand. Lui répondis-je. Je te promets d’essayer d’être calme. Nous allons les accueillir comme il se doit.
Sur ces mots, je pris la main que Zabou me tendait et alla ouvrir la porte. Je me trouvais devant deux vampires, souriantes.
- Nous vous attendions. Willy nous a prévenus que vous vouliez venir. Sachez que vous n'êtes pas les bienvenues. Leur dis-je.
Elles semblaient surprises de nous savoir au courant.
- C'est bien aimable de votre part, répondit ironiquement Ariane. Nous sommes là pour faire la paix. Nous ne vous voulons aucun mal, et puisque vos enfants ont décidés de nous accompagner, afin que Nelly puisse connaitre son père, nous nous sommes dit qu'il serait vraiment sympa d'organiser une petite fête. Vous pourrez ainsi leurs faire vos adieux.
- Qu'est-ce qui vous fait penser que nous aimerions faire la fête avec vous ? Votre arriver à semer le trouble dans notre famille et vous n'avez apporté que du malheur, répondit Zabou.
- Justement ! Laissez-nous nous rattrapez et vous montrer ce que nous sommes vraiment, lui répondit Seléné d’une voix douce.
Ma femme était sous son charme, je le savais. Malgré sa haine et sa méfiance envers elle, elle n'avait su résister. Seléné semblait fière. J’ignorais son don mais il lui était tres utile.
- Puisque vous insistez. Répondis-je enfin. Mais nous viendrons avec toute notre famille. Si vous préparez un mauvais coup, nous seront là pour vous arrêtez.
- Bien sûr ! Avec joie ! Rendez-vous à la tomber de la nuit. Suivez notre odeur. Vous serez arrivé quand vous apercevrez un grand feu, nous dit Ariane.
Puis elles disparurent dans les bois. Je ne voulais pas célébrer le départ de mon fils mais je ne pouvais aller contre sa volonté de peur de le perdre une bonne fois pour toute. J’appelais sans attendre les Cullen. Nous nous sommes convenus de nous retrouver a la tombée de la nuit chez nous et de partir tous ensemble. En attendant, j’aidais Willy à rassembler ses affaires. Je vis Zabou s’activer dans son coin. Elle cherchait quelque chose mais j’ignorais quoi.
A 20h, toute notre famille était rassemblée. Willy revenait avec Nelly et nous nous mimes en route. L’odeur était tres forte. Pas difficile à suivre. Je vis soudain une lueur. Il y avait une clairière. Au centre un immense feu avait été dressé, les arbres avaient été décorés de milliers de petites lumières. Une grosse sono était dans un coin de la clairière. Tout avait été préparé pour passer une bonne soirée, mais aucun de nous n’avais le cœur à la fête.
Soudain une musique gitane retentit. Seléné sortie du bois avec Evan et les deux autres. Elle marchait tout en jonglant de torches enflammées. Elle nous lançait des regards de défis. Définitivement je ne l’appréciais pas cette femme. Demon et Evan se joignirent à elle dans son jonglage jusqu'à la fin de la musique. Lorsque Demon interpella Evan.
- Je suis sur que je peux cracher une plus grosse flamme que toi. Lança-t-il sur le ton du défi.
- Tu es sur de ce que tu avances petit frère ? répondit Evan sur de lui.
- Oui ! Alors tu relève le défi ou tu te dégonfle ?
- Bien entendu ! Qu'est-ce que tu crois.
Sur ces mots, ils se mirent à lancer chacun de grosses flammes de feu. Demon n’eu aucun mal a gagné ce pauvre Evan qui manqua presque de se bruler.
- Il y a-t-il quelqu'un parmi vous qui veux tentez de nous battre ? proposa Seléné.
Emmett s’avança alors, sur de lui. Fier comme un paon. Il échoua lamentablement sous nos éclats de rire. Chacun de nous tenta sa chance. Willy se décida enfin et fit de même. A notre grand étonnement il lança une flamme presque aussi grande que celle de la gitane.
- Et bien, c'est officiel ! Tu es des notre désormais ! Je t'apprendrais d'autres tours si tu veux ! lui lança-t-elle.
A ces mots je me raidi. NON ! Mon fils ne ferait jamais partis des leurs. Il me regarda et me fit un sourire. Je savais qu’il avait entendu mon hurlement intérieur. Il avait compris et acquiesça silencieusement.
- Ariane, lança soudain Seléné, puis-je t'emprunter Evan pour une danse ?
- Bien sûr, si Demon accepte de m'accompagner ? répondit le vampire.
- C'est un grand honneur que vous me faites Madame, répondis Demon de son air de séducteur.
- Oh toi ! Je t'ai à l' œil ! Je te connais trop bien, rigola Evan.
- Vieux frère tu t'assagis. Avant tu acceptais de partager !
- Je crois que notre vie privée n'intéresse pas nos invités. Si nous dansions plutôt ?
Nous partîmes tous d’un grand éclat de rire. Et la danse commença. Ce fut une danse tres provocante. Un tango enflammé qui attira de suite ma famille. Emmett et Rose, Jazz et Alice, Carlisle et Esmée même Bella et Edward se laissèrent emporter dans la danse. Zabou me fit un regard que je ne connaissais que trop bien. Et lorsque je vi que nous étions les seuls restés sur le côté je la pris dans mes bras et la fit tournoyer. Je ne voulais l’admettre, mais je m’amusais. Je voyais Willy et Nelly danser. Ils s’aimaient vraiment ces deux là. Cela se sentait. Puis Demon invita sa fille. Nous étions là, à les regarder. Il est vrai qu’ils dégageaient une même aura de beauté. C’est à ce moment que je vis Zabou donner quelque chose à Willy. Je m’approchais.
- Tu t’en souviens ? commença-t-elle. Le Willy Phone. Tu appuie et je réponds. Quoi qu’il se passe. Bon ou mauvais. Tu l’utilises.
- Maman… je te promets que tout ira bien. Lui répondit-il en souriant.
Il voulait la rassurer mais cela ne marchait pas.
- Tu connais donc si mal ta mère ? lui demandais-je alors. Je voyais notre famille se rapprocher de lui peu à peu. Mon grand on sera toujours inquiet pour toi. Vampire ou non, tu reste NOTRE Willy. Alors si le fait d’avoir ce gadget peut rassurer ta mère, tu le prends de suite, sans discuter et tu le garde sur toi.
Il me fit un grand sourire. Il était ému et je sentais qu’il ne voulait pas vraiment partir. Nous lui fîmes nos adieux. Zabou fut anéantie et elle avait besoin de mon bras pour tenir debout. Puis nous saluons Nelly et les autres vampires. Je demandais à mon vieil ami Evan de veiller sur mon fils, ce qu’il me promit sans hésiter. Puis nos routes se séparèrent. Nous laissions notre fils débuter une nouvelle vie où nous n’avions pas notre place. Zabou n’arrêta pas de tripoter le Willy Phone, comme si elle attendait quelque chose. Soudain il retentit.
Je pouvais entendre ce qu’il lui disait. Cela me ramena plusieurs années auparavant, lors de nos premiers adieux à l’aéroport de Seattle. Willy venait de recevoir son cadeau et sitôt passer le portillon il l’avait utilisé.
- Je t’aime marraine. Avait-il dit de sa douce petite voix. Tu vas beaucoup me manquer.
- Moi aussi je t’aime mon amour. Lui avait répondu ma femme.
Mais aujourd’hui ce fut avec une voix d’homme qu’il lui dit :
- Je t’aime maman. Tu vas beaucoup me manquer.
- Moi aussi je t’aime mon grand. Lui avait à nouveau répondu ma femme.
Puis elle avait raccroché et posa sa tête sur mon épaule. Les journées seraient tres longues loin de notre fils…



