Zabou & Ethan

29 mai 2009

Chapitre 27 : Folie nocturne.

Chapitre 27 : Folie nocturne.

Attention ce chapitre peut choquer…

POV Willy.

Je me sentais pleins de forces. J’avais presque vidé le stock de sang de mon oncle Carlisle et je ne ressentais plus cette douleur à la gorge. Mon père continuait à culpabiliser malgré les remontrances de ma mère. Tout le monde se rejouissait que je sois transformé. Tous sauf une. Ma nelly était restée dans son coin depuis une bonne partie de la journée. Elle était avec nous mais je sentais qu’elle était comme sur un autre planete. Alors que tout le monde s’amusait dans le salon, le lui pris la main et l’amena dans le jardin.

-          Nelly ? lui demandais-je. Tu me semble différente. Tu n’as pas l’air d’être heureuse. Tu es certainement déçue que je sois vampire maintenant. Je comprendrais que tu ne veuille plus de moi. Après ce que ton père a fait à ta mère. Ça serait normal. Je ne t’en voudrais pas. Mais sache que je ne te laisserais jamais…

-          Arrête !!! me coupa-t-elle. Je suis très heureuse que tu sois vivant. Si on peut dire ça. Ça n’a rien à voir avec toi je te jure. Je t’aime et je suis heureuse qu’on puisse passer le reste de notre vie ensemble. Ça tu peux en être certain. Je t’interdis d’en douté.

Sur ces mots elle m’embrassa. Ce fut le meilleur baiser que j’avais reçu d’elle. Je redécouvrais la texture si douce de ses lèvres. Elle avait mis ce rouge à lèvres au parfum de fraise. J’avais envie d’elle, mais je n’osais pas. Je savais que j’avais une maison pleine de vampires pas très loin dont mes parents. C’est alors que j’entendis la voix de mon père dans ma tête.

« On sera chez les Cullen si tu nous cherches. Nous pensons qu’il vaut mieux vous laisser seul. »

Je me tournais vers la maison et aperçus mes parents à la fenêtre. Je leur fis un signe de tête pour les remercier et leur faire comprendre que j’avais reçu le message. Ils me firent un grand sourire et quittèrent mon champ de vision. J’avais donc la soirée pour moi et je ne voulais la partager qu’avec une seule personne. Nelly.

Je la regardais et l’embrassais à nouveau. Elle répondit à mon baiser, doucement d’abord puis avec plus de force. Il n’y avait plus de vampires ni d’hybrides, nous étions seulement deux ados, qui s’aiment et qui veulent passer une nuit d’amour.

Sans prendre la peine de rentrer dans la maison, nous nous allongions sur l’herbe et commencions nos caresses. Je n’avais pas peur de la blesser, car à présent je savais qu’elle n’était pas la jeune fille fragile que j’imaginais au début de notre relation. Nos caresses  se firent plus pressantes.

Je lui caressais le dos tout en douceur, prenante conscience que ma peau froide lui faisait encore plus de sensations. Elle me caressait les cheveux, passant ses mains sur mon visage. Puis ses dernières glissèrent sous mon t-shirt pour frôler mon torse. C’était le signe qu’elle voulait aller plus loin. Je fis de même, et commençais à malaxer sa poitrine a travers le tissu de son soutien-gorge. Je pouvais sentir ses tetons se durcirent sous mes doigts. Cette nouvelle condition de vampire me procurait plus de sensations que je ne pouvais imaginer.

Rapidement nous nous retrouvions allongés, elle sur moi, n’ayant sur nous qu’une ultime parcelle de tissus. En deux mouvements rapides, je lui retirais cette ultime barrière vers son intimité à présent mouillée de désir. Elle retira mon boxer, tendu sous l’assaut de mon sexe durci. Nous étions nus à présent, continuant notre danse sensuelle et sexuelle.

Je ne voulais pas aller trop vite. Je voulais prendre le temps de lui procurer autant de plaisir qu’elle m’en donnait. Je voulais lui montrer tout l’amour que j’avais pour elle, et plus encore. Je lui caressais alors les cuisses, m’attardant parfois sur son intimité mouillée. Elle me caressait le dos, passant ses mains agiles sur mes fesses, les malaxant avec volupté. Elle bougeait sous mes caresses, signe qu’elle les aimait. Apres quelques minutes que me paraissaient durer des secondes, j’entrepris de la pénétrer. Elle se cambrait de plaisir a cette sensation de mon sexe froid en elle. Nous dansions alors à l’unisson, nos deux corps parfaitement emboités. Elle était mienne. Nos deux corps avaient été créés pour s’unir. Il ne pouvait en être autrement.

Je commençais alors d’autres mouvements, la prenant par la taille et l’asseyant sur moi. Nous étions à présent assis sur l’herbe, elle était en cavalière sur moi. Nos deux corps bougeaient à l’unisson. Nous continuions notre danse, je sentais doucement l’extase suprême monter en moi. Elle ressentait la même chose je pouvais le lire dans ses pensées. Mon dieu ce que ce don pouvait être génial… puis soudain elle fut là. La jouissance ultime nous poussant dans son élan à nous serrer encore plus l’un contre l’autre. Sa respiration s’accéléra brutalement pour ralentir aussi net.

Je la serrais contre moi, lui murmurant de nouveaux mots tendre. Puis nous nous allongions, cote à cote, dans l’herbe. Elle reposa sa tête contre mon torse. Je voulais la garder contre moi ainsi pendant des heures, des jours et même la vie entière. Soudain, entre deux pensées sur notre étreinte je perçus quelque chose.

-          Qu’est ce qui ne va pas ? lui demandais-je alors. Tes pensées sont très claires mais il y a une chose que je n’arrive pas encore à comprendre.

-          En fait… elle hésitait à présent

-          Nelly, je lui prenais le visage pour lui montrer tout mon amour. Tu sais que tu peux tout me dire. Tout me demander. N’ai pas peur !

-          Et bien… en fait… voilà. Je n’ai pas été vraiment honnête avec toi. Me dit-elle finalement. Pendant ta transformation, alors que tu étais, là, agonisant, j’ai eu besoin de prendre un peu l’air. Je suis donc sortie et j’ai rencontré papa… enfin Demon… peu importe son nom. Enfin bref. Il m’a proposé de l’accompagner.

Il y eu un silence. C’était donc ça. Elle voulait me quitter pour vivre avec ces monstres.

-          Willy… elle me regardait droit dans les yeux cette fois. Willy je t’aime plus que tout au monde. Ça tu le sais. Mais c’est mon père, quoiqu’il soit il reste mon père. Je voudrais pouvoir le connaitre. Comprendre qui il est vraiment.

-          Mais Nelly, ce sont des monstres. Ils se nourrissent d’humains. Cette femme, cette Serena…

-          Seléné, me coupa-t-elle

-          Peu importe son nom. Elle était prête à me tuer. Tu la vue, tu y étais aussi.

-          Je sais. Mais elle a fait ça parce qu’elle avait peur de toi.

-          Peur de moi ? attends c’est le monde à l’envers là. C’est elle le vampire qui tue des humains et c’est de moi qu’elle a peur ?

-          Écoute-moi. S’il te plait. Je sais qu’elle parait étrange, au départ je ne lui faisais pas confiance et c’est pour ça que je veux que tu m’accompagnes. Avec toi je ne risque rien. Je ne te demande pas de quitter ta famille. Juste de m’accompagner un temps avec eux. Et si vraiment tu ne t’y sens pas bien, je te jure que nous reviendrons immédiatement. Mais je t’en pris. Je veux le connaitre et je veux que TOI tu le connaisses. Il sera peut être ton beau père un de ces jours ???

Là, elle me prenait par les sentiments. J’étais tiraillé entre ma volonté de rester avec elle et de la protéger et mon dégout pour cette femme. Mais je ne pouvais décemment pas la laisser aller seule avec eux. Je sais que cela brisera le cœur de ma mère mais je le fais pour nous. Elle m’en voudra éternellement si je n’accepte pas. Ou plutôt je m’en voudrais tôt ou tard.

-          Très bien. Mais j’ai ta promesse que si quelque chose tourne mal, on revient illico à la maison ?

-          Oui. Tu as ma promesse. Tu sais que je t’aime, que j’aime ta famille comme celle que je n’ai jamais vraiment eue. Je reviendrais toujours vers eux mais je veux pouvoir choisir. Je veux être en mesure de dire que je connais mon père et que je prends une décision en ayant bien pesé le pour et le contre.

-          Très bien. Et quand devons nous partir ? me résignais-je.

-          Je ne sais pas. Pas tout de suite. Ils attendent ma réponse. Ils savent que je n’irais nulle part sans toi.

-          Alors laisse-moi le temps de prévenir mes parents. Je ne veux pas qu’ils s’inquiètent.

-          Bien sur. Je comptais leur dire de toute façon.

-          Alors demain. On leur dira ensemble. Et on ira trouver ton père.

A ces mots, elle m’embrasse avec plus de fougue. C’était sa manière de me remercier. Je sentais que cela avait beaucoup d’importance pour elle. Il ne me restait plus qu’à trouver les mots pour le dire à Mammy et Daddy.

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26 mai 2009

Chapitre 26 : Changement radical.

Chapitre 26 : Changement radical.

POV Willy

Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’étais debout derrière Mammy quand soudain je me trouvais à voler a travers la pièce, pour atterrir contre le mur opposé. Le choc me fit perdre connaissance. Je ne sais pas ce qui se passa. Je sentis juste des bras froid me prendre, et m’amener à l’étage. J’entendais les voix, mais je ne les reconnaissais pas.

-          Carlisle, il faut le transformer. Il a perdu beaucoup de sang, son cœur bat trop faiblement. Il ne survivra pas.

-          Nous ne pouvons prendre cette décision nous même Emmett. C’est à Zabou et Ethan de décider. Alice, va les chercher, Willy a besoin de ses parents auprès de lui.

J’entendais les pas d’Alice descendre les escaliers. Mon oncle Emmett était toujours là, me serrant contre lui. Je pouvais sentir sa douleur. Quand soudain Alice revint avec ma mère.

-          Carlisle, dit-elle, tu dois le transformer. Nous l’avons promis à Maylis. Je ne peux le laisser partir. Je t’en supplie.

Elle sanglotait à présent, des larmes qui ne vendraient jamais. Elle souffrait de devoir me transformer. Je savais qu’elle ne souhaitait pas me transformer. Mais elle l’avait promis à mes parents, et moi, je ne voulais pas les laisser. Je voulais vivre, même vampire.

-          Emmett, réussis-je à articuler, je… je veux… vampire.

-          Chhhhhhhh, me dit-il, on sait bonhomme. Ne dit rien. Tout va bien se passer. Tu vas avoir très mal, mais je sais que tu seras fort. Tu me le promets ?

J’hochais la tête pour lui dire que j’avais compris.

Soudain, je sentis une piqure dans mon cœur. Puis d’autres dans tout le corps. Je ne sais combien de temps cela dura, mais je pouvais sentir le feu en moi. Il me consumait petit à petit. Tout mon corps s’embrasait. La douleur était atroce. Seules les mains de mon oncle Emmett m’aidèrent à m’apaiser. Ses mains fraiches me soulageaient. Il les avait posées sur mon cœur. Et les déplaçaient de temps en temps pour rafraichir d’autres parties de mon corps en feu.

Plusieurs jours durant, je sentais des mains se poser sur mon corps. Ma mère, mon père et mon oncle Emmett se relayaient à mon chevet pour m’aider à calmer la douleur. Mais les mains que je sentais le plus étaient celles de ma Nelly. Elle était restée à coté de moi. Ma main dans la sienne. Elle pleurait, je voulais lui dire que tout allait bien. Je voulais la consoler mais mon corps ne répondait plus. Je ne sais pas exactement combien de jours j’étais resté dans cette chambre. Mais d’un coup je sentis mon cœur se briser.

Cette douleur était encore plus fulgurante que toutes les autres. Mon cœur était sur le point de lâcher. Je le sentais s’accélérer avant de s’arrêter net. J’étais mort. La transformation a-t-elle échouée ? Est-ce normal ? Les voix que j’entendais se firent plus nettes. Je percevais très distinctement celle de ma mère de celle de ma tante. Nelly pleurait toujours à mes cotés. Je me forçais à la regarder.

Lorsque j’ouvris les yeux, je la vis. Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs. Ses cheveux étaient plus soyeux, ses traits étaient beaucoup plus fins. Sa beauté était différente que ce que je pensais. Dans mes souvenirs elle était tres belle, mais quand je la vois maintenant, je m’aperçois qu’elle n’est pas seulement belle, elle est telle une statue d’Aphrodite taillée juste pour moi. Ses beaux yeux bleus se posent sur moi. Elle est heureuse, ses yeux sont certes rougis par les pleurs qu’elle seule peut verser, mais ils gardent cet éclat d’amour profond.

Je me réveille enfin. Ma mère me prend dans ses bras, sanglotant lentement. Mon père est à nos cotés. Il semble triste. Pourquoi ? Je suis sauvé à présent. Lorsque je me tourne vers lui, il détourne le regard. Je me lève alors et m’approche de lui.

-          Daddy ? je vais bien ! lui dis-je. Tu n’as plus à t’inquiéter.

-          Willy, me dit-il, tout cela est de ma faute. Je suis tellement désolé… et il s’effondra.

Je le pris dans mes bras. Je ne voulais pas le voir comme ça. Rien n’était de sa faute. Il avait voulu me protéger. Je me sentais étrange. Je n’avais pas vraiment soif, contrairement à ce que je m’attendais. J’étais surtout curieux. J’entendais des bruits au loin. Comme des murmures. Je savais que ma condition vampirique aurait accentué mon ouïe, mais ce que j’entendais était trop éloigné. Je me tournais vers Nelly, afin de voir si elle entendait aussi.

« Mon dieu il est encore plus beau en vampire. Si je pouvais, je lui arracherais ses vêtements sur place »

Ce que j’entendais me fit rire. M’ais j’étais surpris qu’elle le dise devant mes parents. Je me tournais alors vers ma mère pour voir sa réaction. Elle me regardait en souriant.

«  Je sens qu’il va se passer quelque chose. Je n’ai aucune confiance en cette Séléné. Elle manigance quelque chose. Il va falloir la garder à l’œil. »

C’est alors que je compris. Je pouvais entendre ce qu’ils pensaient. Toutes les pensées résonnaient dans ma tête. Il fallait que je me calme.

-          Willy ? tout va bien mon chéri ? me demanda ma mère. Willy ?

-          Mammy, j’entends trop de choses. Ca me fait mal à la tête. Tout le monde parle trop fort.

En voyant son regard elle avait compris. Elle appela aussitôt Edward et Bella.

-          Ed, je crois que Willy partage ton don. Il faudrait que tu l’aides. Bella, peux tu le mettre sous ton bouclier histoire de lui laisser un peu de répits.

A ce moment j’entendis un immense silence. Je me tournais vers ma tante Bella, la remerciant de son aide. Je pouvais donc entendre les pensées des gens ? Cela pourrait être très utile. Soudain mon père entra dans la pièce.

-          Allez mon grand, me dit-il. Il est temps de te nourrir. Tu es encore trop faible pour chasser, mais Carlisle t’as préparé un bon gros bol de sang bien chaud. Descend à la cuisine, déguster ton premier repas.

Je descendais donc à la cuisine. Tout le monde était là. Je vis mon oncle Emmett, et instinctivement je me jetais dans ses bras.

-          Oulla !!! doucement Willy-Wonka !!! je te rappelle que tu es plus fort que moi pour le moment.

Il avait insisté sur « pour le moment » et tout le monde se mit à rire. Je me souvins que je devais me venger de sa surprise lors de notre première nuit avec Nelly. Je le défiais donc, non pas au bras de fer, trop simple. Mais au déracinement des arbres. Je sais que ma mère voulait en enlever certains dans le jardin qui gênaient la vue. Apres avoir bu le sang chaud que Carlisle me tendait, je l’amenais à l’extérieur et le mis au défis.

-          Je te paris que je peux déraciner cet arbre plus vite que toi celui-là. Lui dis-je un sourire en coin.

-          Mais c’est qu’il a gardé son humour le petit monstre ! ria-t-il a son tour. Défis accepté.

Je le battais haut la main. Ce qui le mit hors de lui. Il ne s’arrêterait pas là. Je savais qu’il manigançait sa revanche. Amis j’avais le temps. Il me promit de m’amener chasser dès que j’aurais assez de force. Pour le moment je profitais pleinement de ma nouvelle condition, savourant mes nouveaux sens beaucoup plus aigus.

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25 mai 2009

Chapitre 25 : Grande découverte.

Chapitre 25 : Grande découverte.

POV Ethan

J’étais en train d’expliquer à Nelly l’histoire des vampires. Je lui racontais comment selon nous, ce Demon, n’était autre que son père, mais qu’il était en même temps un vampire. Elle était elle-même ce qu’on appelle un hybride. Autrement dit mi-humaine, mi-vampire. Je lui expliquais les conséquences. C'est-à-dire qu’elle ne grandirait plus, qu’elle resterait à jamais dans son corps de jeune femme. Qu’elle aurait la vie éternelle. Elle ne semblait pas effrayée, bien au contraire. Comme si elle avait toujours su au fond d’elle.

A ce moment la sonnette retentit. Je vis ma femme se lever pour aller ouvrir. Elle revint quelques minutes plus tard avec les deux vampires, Demon et Séléné qui étaient venus avec leurs amis. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir mes deux anciens compagnons Evan et Ariane. La joie de les revoir, ici chez moi, se mêlait à la confusion. Quel curieux hasard. Sans dire un mot, nous tombions dans les bras l’un de l’autre. Ravis de se retrouver enfin.

-          Evan, dis-je, nom de Dieu ! mais que fais-tu ici ?

-          Mon cher ami, répondit-il, je pourrais te poser la même question. Je vois que tu n’es plus seul à présent. Dit-il en se tournant vers mon épouse.

-          Comme tu le vois non, je suis plutôt bien accompagné. Evan je te présente ma femme, Isabelle, et notre fils, William. Dis-je en les désignant. Zabou je te présente Evan et Ariane, deux anciens compagnons de route.

Tout le monde semblait surpris de cette rencontre. Demon et Séléné étaient toujours dans leur coin, je voyais que Séléné observait avec un peu trop d’attention mon fils.

-          Je suis ravie de voir que vous vous connaissez, commença-t-elle, mais nous sommes ici pour éclaircir un point ou deux. Donc si vous voulez bien qu’on en finisse…

-          Oui pardon, excusez-moi Séléné, dis-je, en effet, nous sommes ici pour comprendre la situation. Nelly, veux tu bien t’approcher s’il te plait ?

Mais Nelly restait près de Willy. Elle sentait tout comme nous tous, qu’il ne serait pas à l’abri. Je vis Zabou venir près de notre fils ce qui étonna Séléné.

-          Nous attendrons que l’humain sorte de la pièce. Ordonna-t-elle sur un ton très froid.

-          Mon fils n’ira nulle part, répondit ma femme. Il est avec Nelly, cette histoire le concerne donc aussi.

-          Quoi mais c’est un humain !!! Séléné semblait sous le choc. Il ne peut rester et nous écouter déblatérer nos histoires. Il n’a pas à être dans le secret. C’est une menace pour nous tous si nous permettons a celui-ci de connaitre notre histoire. Cela sera le début de la fin. D’autres humains suivront et nous seront traqués. C’est hors de question !

-          Willy ne bougera pas d’une semelle, reprit ma Zabou. Il est NOTRE fils, il a été élevé entouré de toute une famille de vampire et il est dans la confidence depuis déjà pas mal de temps. Tout ce qui se dira ici, il l’entendra. Et il n’y a pas à revenir dessus.

A ce moment je vis qu’elle essaya de me convaincre. Elle avait un regard perçant, je ne pouvais y résister.

-          Séléné stp ! demanda Demon. Nous réglerons l’histoire de cet humain plus tard. Moi aussi je n’aime pas cela mais pour l’instant il y a plus urgent tu ne crois pas ?

Demon s’approchait alors de Nelly qui semblait sous son charme.

-          Nelly, commença-t-il. Il me semble que je te dois certaines explications.

Il lui raconta sa rencontre avec sa mère, la nuit qu’ils avaient passé ensemble. Il semblait lui aussi surpris de ces retrouvailles.

-          Je te promets que j’ignorais que je puisse avoir un enfant. Si j’avais su, je ne serais jamais partit. Mais raconte moi plutôt ce que s’est passé après mon départ. Ta mère vit-elle toujours ?

Nelly lui raconta sa naissance. Sa vie avec sa mère, sa maladie qu’elle pensait génétique. Nous étions tous très attentif. Mais seule Séléné ne semblait pas ravie de cette histoire. Elle semblait éprouver une sorte de haine envers mon fils. Elle n’arrêtait pas de le dévisager comme s’il était le seul monstre de cette assemblée.

-          Tout cela est très beau, dit-elle avec beaucoup de sarcasme. C’est très émouvant, j’en verserai une larme, mais ça ne nous dit pas ce que fait un sale petit humain dans une famille de vampires.

Je sentais que Zabou perdait patience, et je lui lançais un regard emplis d’amour.

-          C’est vrai ce qu’elle dit, répondit Evan. Ethan tu sais que je t’apprécie beaucoup mais peux tu nous expliquer comment tu as pu avoir un fils humain ?

-          Nous l’avons adopté, expliqua Zabou. Il est le fils de ma meilleure amie. A sa mort et celle de son mari, nous avons adopté Willy. Il fait désormais partie de notre famille. Et peu importe qu’il soit humain, nous l’aimons comme notre propre fils. Alors si cela déplait à certain, dit-elle en se tournant vers Séléné, rien ne vous force à rester ici.

-          Les humains sont des monstres, rétorqua la femme. Ils ne pensent qu’à tuer les êtres différents. Il ne peut rester humain. Si vous l’aimez tant que ça, alors pourquoi ne l’avez-vous pas transformé ?

-          Il est hors de question que nous transformions qui que ce soit ici. Répondis-je. Je commençais à perdre patience avec cette femme. Il n’est pas plus monstre que nous et il restera humain ! je ne veux plus vous entendre insulter mon fils comme ça. Si cela vous dérange, comme l’a dit ma femme, alors je ne vous retiens pas. Vous connaissez le chemin.

Sur ces mots, Séléné partit. Elle semblait furieuse. Et je compris qu’il fallait désormais que je protège mon fils. Elle ne s’arrêtera pas aussi facilement. Elle le considérait comme un monstre et semblait prête à mettre fin à ses jours. Willy, n’avait pas dit un mot. Il était resté près de Zabou, Nelly devant lui. Ils ne s’étaient pas lâchés la main de toute la conversation.

Finalement, Séléné revint. Elle avait un petit sourire en coin. Elle était prete a transformer mon fils. Je ne la laisserais pas faire. Mon reflexe fut de projeter Willy de l’autre coté de la pièce afin de le protéger. Nous ne voulions tuer personne, mais nous étions prêts à tout pour protéger notre fils. Ce fut Ariane qui intervint.

De sa voix douce elle supplia Séléné.

-          Séléné ! S’il te plait, pour moi ! Tu es mon amie, tu sais que je n’ai pas ta résistance.

Séléné s’arrêta net. Voyant le regard suppliant d’Ariane. Nous nous redressions enfin, pensant que le calme reviendrait. Mais j’entendis un murmure à coté de nous. En me retournant, je vis Willy, à terre, la tête ensanglantée. Nelly était à ses cotés, elle pleurait. Je me ruais sur mon fils, je n’entendais son cœur que très faiblement. J’avais blessé mon fils. Il n’était pas aussi fort que moi et je l’avais projeté contre un mur. Je hurlais de rage.

Quelques minutes plus tard je vis débarquer toute ma famille Cullen. Emmett déboula sur Willy, le pris dans ses bras, et le monta dans sa chambre. Carlisle les suivait de près. Quand à moi, je restais là, prostré, contre le mur. Je ne sentais pas les bras de Zabou m’entourer.

-          Je crois que nous devrions vous laisser. Dit soudain Evan. Je suis désolé pour tout. Nous serons en foret, si vous avez besoin de quoique ce soit.

A ces mots, je vis les quatre vampires quitter la maison. Demon lança un sourire plein de compassion et d’excuses à Nelly. Nous restions là, Zabou, Nelly et moi, dans le salon de notre maison. J’entendais Willy à l’étage. J’ai compris de suite ce qu’il s’y passait mais je n’avais pas la force de monter le faire moi-même.

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24 mai 2009

Chapitre 24 : Nouvelles rencontres.

Chapitre 24 : Nouvelles rencontres.

POV Zabou

Nelly s’était raidie. Elle semblait chercher quelque chose ou plutôt quelqu’un. Son regard se posa enfin sur un magnifique jeune homme. Il était assez grand, ses traits étaient bien fins et semblaient avoir été taillés dans le marbre à l’époque de la renaissance italienne. Lorsqu’il vit Nelly, il se raidi d’un coup. En observant leurs attitudes je compris qu’ils se connaissaient.

Ethan les regardait l’un et l’autre. Puis il se tourna vers moi.

-          Zabou ? me dit-il doucement à l’oreille. Je crois que le moment des explications est enfin arrivé.

Je le regardais surprise par ses propos. Mais lorsque l’homme s’approcha de notre table, je compris instantanément. Ils se ressemblaient. C’était trop flagrant pour être un hasard. En regardant bien le nouveau venue, j’aperçu ses yeux. Ils étaient d’une couleur bordeaux, presque rouge. Instantanément je me serrais contre mon fils afin de le protéger. L’inconnu le remarqua et émit un petit rire. Il était accompagné d’une femme, vampire elle aussi. Elle était d’une grande beauté et semblait surprise de voir Nelly.

Ils s’approchèrent de nous. Le vampire souriait toujours lorsqu’il prit la parole.

-          Bonjour, commença-t-il. Je m’appelle Demon, et voici ma compagne, Séléné.

-          Bonjour, fit cette dernière, le regard toujours fixé sur Nelly.

-          Bonjour à vous, répondit mon époux. Je m’appelle Ethan, voici ma femme Isabelle, dit-il en me montrant du doigt, notre fils William et sa petite amie Nelly. Pourrions nous trouver un endroit plus au calme afin de discuter ? demanda-t-il.

Ni Willy, ni Nelly ne semblaient avoir compris la nature de ces étrangers. Notre fils connaissait l’existence des vampires mais il n’en avait jamais vu avec de tels yeux. Quand à Nelly, elle était dans l’ignorance totale.

Nous payons donc et partîmes en direction du parking. L’endroit était désert, instantanément je me mis devant Willy et Nelly afin de les protéger. Ces derniers semblèrent surpris de ma réaction.

-          Ne vous inquiétez pas, commença Demon. Nous avons pris nos précautions. Nous n’attaquerons personne ici.

-          Et pourrions nous savoir ce que vous faites ici ? demandais-je d’une voix très froide.

-          En réalité, nous ne sommes que de passage, précisa la jeune femme. Nous devons retrouver deux de nos amis, qui n’arriveront qu’un peu plus tard. Nous en avons profité pour nous promener un peu en ville. Nous ne pensions pas trouver d’autres……

-          Nous ne pensions pas rencontrez du monde, la coupa Demon. Mais je serais heureux de faire plus ample connaissances avec vous. Si vous le souhaitez bien évidement.

-          En réalité, répondit Ethan, nous allions partir. Je crois que nous avons tout ce qui nous faut. Donc si vous le souhaitez on pourrait se rendre chez nous et discutez tous ensemble.

-          Ca nous convient parfaitement, dit Demon en regardant Séléné. Nous devons juste attendre nos amis. Ils ne doivent plus tarder. On peut vous retrouver chez vous si vous le souhaitez.

Nous décidions donc de nous retrouver chez nous. Cela nous laisserait le temps d’expliquer la situation à Nelly qui semblait complètement perdue. Nous leur donnons notre adresse, Ethan ayant au préalable scanné leurs esprits. Ils ne mentaient pas et semblaient vouloir vraiment comprendre qui était cette hybride avec nous.

Nous rentrions donc chez nous.une fois dans le salon Ethan pris la parole.

-          Nelly, Willy, je crois que nous vous devons quelques explications. Dit-il sur un ton très solennel.

Willy et Nelly s’assirent sur le canapé, quand à moi, je me tenais debout près de la fenêtre.

-          Vous avez du remarquer que cet homme, ce Demon, n’est pas comme tout le monde. Toi Nelly tu as l’air de le connaitre. Je pense qu’il nous expliquera tout a son arrivée mais avant je tiens à te dire une chose.

Il lui expliqua lentement toute la vérité sur notre vie. Il raconta les vampires, les hybrides. Lui expliqua que nous étions végétariens d’où notre alimentation particulière. Et enfin il termina sur l’existence de vampires différents de nous. Se nourrissant d’humain et non d’animaux. Demon et Séléné étaient de ceux-là. C’est pourquoi leurs yeux avaient une couleur rougeâtre.

A aucun moment elle ne semblait effrayée. Comme si elle avait toujours su. Cela m’étonna, mais cette fille semblait pleine de surprises.

Alors qu’il lui expliqua toute la situation, la sonnette de la porte d’entrée retentit. J’allais ouvrir et découvris quatre vampires. Deux hommes et deux femmes. Ils étaient tous les quatre très beau. Les deux nouveaux semblaient être en couple, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’ils avaient tous les deux les prunelles aussi dorées que les miennes. Décidément cette journée était pleine de rebondissements. Mais rien ne me préparait à ce qui allait suivre.

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23 mai 2009

Chapitre 23 : Courses de Noël.

Chapitre 23 : Courses de Noël.

POV Zabou

Deux semaines. Cela faisait deux semaines que nous étions partis Ethan et moi. Visiblement pas mal de choses s’étaient déroulées pendant notre absence. J’avais découvert bien malgré moi que mon fils avait passé le cap avec Nelly. Ethan et lui avaient eu une discussion à ce sujet. Nous acceptions qu’ils passent leurs nuits ensemble. Nous apprécions Nelly et la considérions déjà comme un membre de la famille.

Ce jour là, nous voulions passer la journée à Seattle avec Nelly et Willy. Noël approchant, nous avions décidé de partir tôt dans la matinée et de profiter de la grisaille pour flâner dans les magasins à la recherche des cadeaux de noël. Nelly était avec nous, elle semblait ravie de partager ce moment avec notre famille. Elle voulait trouver un présent pour sa mère et son grand père, qui lui donnaient tout. Elle n’avait eu que très rarement l’occasion de partir jusqu’à Seattle, sa mère préférant ne pas trop se déplacer. Elle n’avait jamais dépassé Port-Angeles. J’avais moi-même appelé sa mère pour lui demander la permission d’amener sa fille. Elle avait été ravie de savoir sa fille en sécurité avec nous.

Nous étions arrivés au centre commercial. Le chemin s’était déroulé dans une bonne ambiance, à grand renfort de vieilles chansons des années 80. Tout le monde chantait à l’unisson entre deux crises de fou rire. Nous décidions de nous séparer chacun de notre côté. Ethan et moi pour trouver un cadeau à Willy et Nelly avec mon fils afin d’être un peu seul et de faire leurs propres achats. Nous avions convenu de nous retrouver pour déjeuner.

A table, Nelly riait de bon cœur avec nous. Décrivant Willy dans les boutiques de vêtements. Celui là, il semblait avoir hérité de la passion de sa mère pour le shopping. Ou devrais-je dire de la répulsion pour le shopping. Nelly entrait dans tous les magasins, essayant tous les habits, Willy se contentait de rester assis et de la regarder faire son défilé. Je connaissais mon fils et la description qu’en faisait Nelly était très juste sans exagérations. Ce qui nous fit tous partir dans un nouveau fou rire.

Soudain je la sentis se raidir. Que se passait-il ? Ethan remarqua son attitude et s’en inquiéta aussi. Willy, quand à lui ne remarqua aucun changement.

***

POV Nelly

Nous étions tous les quatre assis à la table d’un bistrot. Comme à leurs habitudes dues à leur régime, Zabou et Ethan ne mangèrent rien. Ils avaient commandés pour Willy et moi deux énormes hamburgers avec des sodas. J’étais assise à côté de Willy, leur racontant notre matinée et la tête de Willy alors que j’essayais toutes les fringues que je trouvais. Le pauvre avait l’air complètement abattu. Il restait assis à me regarder et à commenter chacune de mes tenues.

Nous étions tous à rire de la situation quand j’entendis une personne appeler un nom. Ce nom résonna en moi. Il me semblait sorti de mon passé. Je l’avais déjà entendu auparavant. Je ne me souvins pas immédiatement où je l’avais entendu, mais je compris vite. C’était le nom que ma mère appelait le soir dans son lit. Je n’avais jamais vraiment compris quel était ce nom, mais à présent que je l’entendais cela me revint en mémoire.

Demon. Voila le nom que portait mon père. Instinctivement je me raidis. Il y avait peu de chances que ce Demon soit le même que celui qui avait passé une seule nuit avec ma mère, mais je cherchais automatiquement qui était cet homme qui portait le même nom que mon père.

Mon regard se posa alors sur un magnifique jeune homme. Il ressemblait à un ange. Il avait les traits fins, bien dessinés. Il me regarda également. Ce fut comme une décharge dans tout mon corps. A ce moment j’ai su. Il était bien l’homme qui avait mis ma mère enceinte. Je ne saurais pas expliquer comment j’ai su, mais c’était une évidence. Il me ressemblait, ou du moins, je lui ressemblais. Les mêmes traits, les mêmes cheveux. Tout ! Il était physiquement mon reflet masculin.

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Chapitre 22 : Soirée romantique.

Chapitre 22 : Soirée romantique.

Attention ce chapitre peut choquer…

POV Willy

Ce soir je dormais chez mes oncles Cullen. Il y avait un match à la télé et on n’en ratait aucun avec mon oncle Emmett. Nous étions tous les deux assis dans le canapé, Esmée m’avait fait des pop-corn et les filles étaient occupées avec de nouvelles tenues. Carlisle était assis dans son fauteuil, un livre à la main, jetant parfois un œil au poste de télévision.

La soirée se passa lentement mais très tranquillement. Apres le match je jouais un peu à la console avec Emmett et Jasper. Mammy m’avait montré tous les raccourcis à Mario Kart et mes oncles avaient toujours du mal à me suivre. Je terminais toujours premier des courses ce qui avait le don d’agacer Emmett. Jasper, quand à lui, le prenait très sereinement.

Vers 1h du matin je suis monté me coucher dans l’ancienne chambre d’Edward. J’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil, demain serait un grand jour pour moi.

Le lendemain matin, je me réveillais vers 9h. Je descendis les escaliers et me rendais à la cuisine. Là, Esmée me prépara des œufs brouillés avec un jus frais. Une fois mon petit déjeuner avalé, ce fut Rose et Alice qui me prirent à part. Elles me menèrent dans le jardin. En nous asseyant sur la nacelle elles me posèrent des questions. Visiblement Emmett n’avait pas su tenir sa langue sur mes intentions de ce soir, et maintenant toute ma famille était au courant. J’espère seulement qu’ils ne diront rien à mes parent sou je suis bon pour la leçon de morale de Mammy. Je me promis d’avoir ma revanche face à Emmett.

Les filles me parlèrent pendant plusieurs minutes, me décrivant certaines choses à faire et d’autre à oublier d’urgence. Pour une première fois il fallait être doux et très tendre selon elles. Elles me donnèrent certains conseil sur comment donner du plaisir à une fille. Je notais le tout dans un coin de ma tête avant de me diriger vers ma maison. Alors que je pédalais comme un fou sur mon vélo, je repensais à ces discutions. D’abord celle avec mon oncle Emmett, puis celle avec mes tantes. Si avec ça je ne savais pas m’y faire, j’étais bon pour le monastère…

Une fois à la maison, je vis la voiture de mon oncle Emmett. Lorsque je rentrais, je le voyais déposant quelques choses dans le tiroir de ma table de nuit. Il me fit un clin d’œil avant de sortir par la fenêtre. Je me ruais sur le tiroir et l’ouvris. Ce qui s’y trouva me laisse perplexe. Il y avait dedans plusieurs boites de préservatifs, toutes de tailles différentes.

-          Voilà autre choses !!! me dis-je à moi-même. Et je suis censé savoir comment quelle est la bonne taille ?

J’en pris un de chaque boite et décidais d’essayer de voir à vue d’œil la taille qu’il me fallait utiliser. C’était très gênant et je fus heureux que personne ne soit à la maison.

Une bonne heure après, alors que je rangeais le salon, la sonnette de la porte d’entrée retentit. J’allais ouvrir et aperçu MA Nelly. Elle était encore plus belle. Elle portait une robe rouge avec ses cheveux remontés en chignon défaits. Elle n’était que très peu maquillée mais la couleur qu’elle avait mis sur ses paupières agrandissait son magnifique regard bleu-vert.

-          Bonjour, me dit-elle en m’embrassant.

-          Bonjour. Rentre ! lui répondis-je.

Elle entra dans la maison. Retira sa veste. Elle portait un magnifique dos nu. Qui laissait voir ses belles épaules. Plus je la regardais et plus je la trouvais belle. Mon Dieu ce que j’avais peur. Comment ferais-je pour transformer cette simple soirée en une nuit parfaite ?

Je lui proposais à boire en me dirigeant vers la cuisine. Elle me suivit et nous découvrions ensemble un plateau remplis de sucreries. Je reconnaissais là une intention de ma tante Esmée. Le frigidaire était plein de canettes de soda, nous en primes une chacun et le plateau et nous dirigeons vers le salon.

Tout en grignotant ces délicieuses gourmandises, nous parlions de nous. Elle m’expliqua sa naissance, sa mère avait été très affaiblie. Son enfance n’avait pas été très heureuse. Ayant une maladie génétique, certainement transmise par son père qu’elle n’avait pas connu. Elle souffrait en effet d’une croissance particulièrement accélérée. Je pensais immédiatement à ce que Bella m’avait dit au sujet des hybrides. Plus elle me parlait d’elle et plus je compris que son père était vampire. Elle n’avait jamais été scolarisée jusqu’à il y a deux ans, où sa croissance s’était arrêtée. Elle était restée tous les jours à la maison, sa mère lui faisant la leçon.

Elle était avec moi depuis deux heures à présent. Nous décidions donc de mettre un film sur le lecteur DVD. Elle m’avoua être une grande romantique et nous nous décidions pour regarder « Roméo & Juliette » avec Leo. Lorsque je mis le film, les premières notes retentirent. Je connaissais ce film sur le bout des doigts, l’ayant vu une multitude de fois avec ma mère, mais je ne reconnaissais pas les notes.

Et pour cause… ce n’était pas le bon film. A la place, j’y voyais une femme à forte poitrine sur son lit avec je ne sais combien d’autres personnes. Emmett !!! Celui là, il me le payera très cher. Mon reflexe premier fut de me poster devant la télé le temps d’éjecter le film. Lorsque je me tournais vers elle je la vis écroulée sur le divan, se tenant les cotes, pleurant de rire.

-          C’est mon oncle Emmett. Essayais-je de me justifier. Il vient souvent à la maison quand il n’y a personne. Il n’y a qu’ici qu’il peut regarder ses cochonneries. Sinon sa femme le prive de dessert si tu vois ce que je veux dire.

Elle repartit dans son fou rire. Je me joignais à elle. Partit dans notre fou rire, nous décidions de regarder le film en entier. Nous y allions aux commentaires. Elle s’amusait à compter le nombre de jambes en trop moi je commentais les dialogues 100% intellectuels. Contre toute attente, nous nous amusions comme deux petits fous. Au bout d’un moment, nos regards se sont croisés.

Sans vraiment comprendre ce qui nous arrivait, nous étions lèvres contre lèvres. Nos mains se caressant mutuellement. Je lui caressais le dos, les hanches et elle faisait de même avec moi. Doucement nous nous levions et nous nous dirigeons vers ma chambre. Je lui décrochais lentement sa robe qu’elle fit tomber à ses pieds. Mon T-shirt passa rapidement au dessus de ma tête. Nous étions l’un contre l’autre. Nos corps se serraient, mélangeant ainsi nos deux sueurs. Elle avait la peau si douce. Son odeur était un mélange de vanille et de papaye. J’en déduisais que c’était l’odeur de son gel douche.

Nous étions à présent allongés sur mon lit. Il ne restait sur nous que nos sous-vêtements. Je sentais mon sexe se durcir encore plus lorsqu’elle m’embrassait dans le cou. Cela me chatouillait mais me faisait en même temps beaucoup de bien. Je redécouvrais de nouvelles sensations. Elle frissonnait sous mes caresses, j’en conclus que je m’y prenais comme il le fallait.

Je suivais les conseils des mes tantes et compris très vite les gestes qu’elles m’avaient conseillé. Mais je n’arrivais toujours pas à dégrafer sous soutien-gorge, ce qui nous frustra l’un et l’autre. Elle comprit très vite que j’avais besoin d’aide et l’enleva à ma place. Pas très excitant. Puis nous nous  attaquions aux dernières barrières de tissus couvrant nos intimités. Si à ce moment il y avait un baromètre de la gène, je crois que le mien serait à son apogée. C’était très gênant pour moi de me montrer nu devant elle et elle semblait gênée aussi mais nous voulions continuer.

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à enfiler le préservatif sans soucis. Mais une fois la chose faite, je pu enfin reprendre là où je m’étais arrêté. Nous étions collés l’un contre l’autre. Nos respirations se mêlaient à nos gémissements. Soudain elle me regarda droit dans les yeux. Je sentais ses prunelles bleues dans les miennes. Et elle écarta les cuisses encore un peu plus. Me demandant d’entrer en elle. J’avais peur de lui faire mal. Alors tout doucement je m’insérais en elle.

Je vis son visage se fermer, grimacer. Elle avait mal ou bien elle n’aimait pas ça. Il fallait que j’arrête. Alors que je ralentissais pour me retirer, elle me stoppa net.

-          Non ! me dit-elle, reste !

-          Mais tu as mal, tu n’aime pas ! Ce n’est pas grave tu sais moi je t’aime quand même !!! lui répondis-je.

-          Mais non idiot ! ria-t-elle. J’ai eu un peu mal oui, mais je t’interdis de dire que je n’aime pas ça. Au contraire. Tu es plutôt doué pour quelqu’un qui ne l’avait jamais fait.

-          Tu pourras remercier Emmett et mes tantes pour leurs conseils alors. Lui dis-je en l’embrassant à nouveaux.

Et nous étions enfin unis. Complètement.  Nous fîmes l’amour le reste de la soirée, et elle s’endormit dans mes bras, la tête contre mon torse. Mais ce qui me fit le plus plaisir, c’est de voir son immense sourire planté sur son visage lorsqu’elle dormait. Elle semblait vraiment heureuse d’être là, avec moi. Et plus j’y pensais, plus je l’aimais…

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22 mai 2009

Chapitre 21 : L’amoureuse.

Chapitre 21 : L’amoureuse.

POV Willy

Le diner semble s’être bien déroulé. Tout le monde à l’air d’apprécier Nelly et c’est tout ce qui m’intéresse. Je sais très  bien qu’en ce moment ils sont tous en trains de débattre de la profondeur de mes sentiments. Mais cela m’importe peu. Je sais ce que je ressens lorsque je suis avec elle. C’est comme si mon cœur ne m’appartenait plus. Elle me l’a pris pour ne jamais me le rendre. C’est l’ultime cadeau que je puisse lui faire.

Demain je la reverrais. Demain. Cette nuit va me sembler triste loin d’elle. Il faut que je me reprenne. Je vis entouré de vampires qui peuvent lire dans les pensées, et savoir si je mens ou non. Comment pourrais-je m’en sortir ?

-          Tonton ? demandais-je à Emmett dans la voiture nous ramenant à la villa. Je pourrais te poser une question ? mais il faut que tu me promettes de ne rien dire à Mammy.

-          Oula !!! qu’est ce qui se passe Willy-Wonka ? me répondit mon oncle. Dans quel pétrin tu t’es encore fourré toi ?

-          Nulle-part, je te jure… mais je voulais te demander un tout petit truc.

-          Et bien vas-y, on verra après pour la promesse. Me dit-il en me faisant un clin d’œil.

-          Bah en fait...... euh…… j’ai comme un petit problème… voila… avec Nelly, on aimerait bien…… enfin tu vois quoi……

-          Non je ne vois vraiment pas… et si tu me disais clairement ce qui te tracasse.

-          Ok. En fait avec Nelly, on voudrait bien le faire. Enfin tu comprends.

-          Ah !!! oui je comprends. Tu voudrais enfin t’envoyer en l’air avec la charmante blonde…

Il riait à présent.

-          Bah oui. Mais le souci c’est que je ne sais pas vraiment comment faire. Enfin je n’ai jamais fait ça avant et elle non plus.

-          Ok mec. Bon ce que je vais te dire tu le garde aussi pour toi. D’ac ??? si les autres apprennent ce que je vais te dire à présent je te jure que tu vas me connaitre comme jamais tu m’as connu.

-          Oui d’accord. Mais s’il te plait. Je ne veux pas être un toccard.

-          Tout d’abord, commença-t-il en garant la voiture sur le côté, il faut que tu sois sur de tes sentiments pour cette fille. Je sais que ça te surprend venant de moi, mais il faut que ce soit sincère. L’amour, ce n’est pas juste pour le fun. C’est un acte très important, que tu fais quand tu aimes vraiment une fille. C’est pas à prendre à la légère, et ne va pas me prendre en comparaison. Derrière mes airs de gros dur obsédé, je suis quelqu’un de très romantique. Je ne fais pas l’amour juste pour l’acte. C’est une preuve de notre engagement avec Rose. Je ne le fait qu’avec elle et elle est la seule avec qui je veux le faire. Je peux sembler accro au sexe pur et simple, mais c’est toujours dans le respect de ma partenaire.

-          Oui c’est vrai que quand on te voit, on peut peux pas vraiment imaginer ça. Répondis-je, tiraillé entre l’envie de rire et celle de l’applaudir.

-          D’ailleurs, continua-t-il, ce n’est pas pour rien qu’on dit « faire l’amour ». Ce n’est pas juste baiser ou coucher avec une fille. C’est vraiment un moment qui doit être parfait, magique. Et si tu écoute ce que je vais te dire, alors elle se souviendra de cette nuit toute votre vie.

Il me parla encore et encore pendant de longues heures. Je lui posais toutes les questions. Comment procéder pour pouvoir mettre un préservatif sans « casser » la magie du moment. Comment lui donner du plaisir etc. il me répondit avec beaucoup de patience, ravi de pouvoir partager certain de ses secrets avec moi. J’aimais beaucoup mon oncle. Avec moi, il était toujours différent. Il n’était pas le gros lourdaud, comme dirait Mammy, mais mon meilleur ami. Cette personne avec qui je ne me sentais pas différent, bien qu’il soit un vampire. Je pouvais parler de TOUT avec lui. Il ne me jugeait pas et j’aimais cette complicité que nous avions ensemble.

Ce week-end, serait notre week-end à Nelly et moi. Mes parents seraient absents, j’aurais donc la maison pour moi tout seul. Ils me faisaient confiance, je pourrais donc rester seul à la maison sans supervision de mes oncles.

Nous repartîmes pour la villa. Tout le monde nous attendait. Mes parents semblaient inquiet de nous voir arriver si tard.

-          Désolé, commença mon oncle Emmett, nous nous sommes arrêté pour parler un peu. Je tenais à avoir les impressions de notre Willy.

-          Ya pas de mal. Répondit mon père. Je sentais bien qu’il n’était pas dupe. A présent, rentrons. Demain tu as classe et il est bien tard monsieur. Me dit-il en se tournant vers moi.

J’embrassais toute ma famille et nous quittions la villa.

Le lendemain, à l’école, je ne quittais pas Nelly. Nous avions presque tout nos cours en commun, nous permettant ainsi d’être toujours l’un avec l’autre. Elle semblait conquise par ma famille. Les trouvant un peu étrange mais très gentils. Nous discutions en marchant vers la cafétéria.

-          Ils sont vraiment sympa tes oncles. J’aime beaucoup Emmett, me dit-elle. Il est marrant. Mais sa femme, Rosalie, elle n’a pas l’air de m’apprécier.

Je partais dans un fou-rire.

-          Ne t’inquiète pas pour tante Rose, lui répondis-je. Au premier abord elle semble froide et distante, mais elle a le cœur sur la main. Si je peux dire comme ça.

Je riais franchement à présent et elle me suivie. Nous rions tous les deux en nous asseyant. Nous discutions de toute ma famille. Elle avait beaucoup aimé ma tante Esmée et Bella. Alice l’avait séduite. Elle se voyait déjà faire du shopping avec elle. Quand à mes parents, elle avait beaucoup aimé ma mère, mais mon père lui faisait un peu peur. Je la rassurais en lui disant qu’ils ne faisaient que me protéger.

Je lui racontais la promesse qu’ils avaient faite à mes parents à leur mort. Je lui décrivais l’accident et mon adoption. Nous parlions de ma vie en France, des différences entre les français, très libérés et les américains beaucoup plus puritains. Elle me décrivit son enfance, l’absence de son père. La relation très fusionnelle avec sa mère.

Le reste de la journée se passa tranquillement. Nous discutions encore de nos familles. Le reste de la semaine se déroula toujours selon le même model. Le matin je passais la chercher chez elle, nous nous arrêtions au passage pour acheter des pâtisseries à la boulangerie. Sur le chemin nous discutions toujours. Puis les cours, à midi nous étions assis à coté de l’autre à la cafétéria avec nos amis. Puis la fin des cours, on s’arrêtait à présent à la villa, où Esmée nous préparait un gouter composé de gâteaux et d’une tasse de chocolat chaud. Puis je la redéposais chez elle, avant de rentrer à la maison.

Le week-end arriva très vite. Mes parents partirent le vendredi soir vers 20h. Ils ne rentreraient que dimanche vers 17h. Le soir, je devais passer la nuit chez mon oncle Emmett pour voir le match de foot à la télé. Samedi serait notre première fois avec Nelly. J’avais tout prévu avec l’aide de mon oncle afin que cette nuit soit la plus parfaite que possible.

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Chapitre 20 : Diner particulier.

Chapitre 20 : Diner particulier.

POV Zabou

Ethan avait été étrange toute la soirée de la veille. Je savais qu’il n’aimait pas ressasser ses souvenirs de la guerre mais il me cachait quelque chose. C’était évident. Cependant, je ne lui forcerais pas la main. Il me racontera quand il en aura la force. Aujourd’hui, autre choses me préoccupait.

Ce soir, les Cullen recevaient pour nous, Nelly, la petite amie de mon fils. Elle pourrait être hybride, mais rien ne nous le prouverais. Nous allons devoir user de nos dons et cela me mettait mal à l’aise. Je n’aimais pas l’idée de fouiller dans la tête de la fille dont été amoureux mon fils. Mais notre rôle de parent est aussi de le protéger.

Nous avions donc convenue avec elle de la recevoir chez les Cullen à 20h ce soir. J’étais à la villa, afin d’aider Esmée dans les préparatifs du repas. Nous lui cuisinions un gratin dauphinois, avec une salade de crudités. Emmett et Jasper s’occupaient de la simulation du repas. Autrement dit, comment nous pourrions dissimuler le fait qu’aucun de nous (à part Willy et Nessie) ne mangeait. Leur stratégie était très simple. Un trou dans la nappe avec un doggy-bag pour recevoir nos aliments. Etant trop jeune pour boire du vin, nous remplirons une bouteille de vin de sang animal, pouvant ainsi boire à volonté sans éveiller les soupçons.

Nous étions fin prêt à la recevoir lorsque le téléphone sonna.

-          Allo ? répondis-je

-          Oui Mammy, c’est moi. Me dit Willy. On part de chez elle, on est là d’ici 10 minutes.

-          Très bien, tout est prêt, on n’attend plus que vous…

Nous étions tous stressé à l’idée de ce repas et Jasper nous envoya à tous une bouffée de calme. « Merci » pensais-je. Pour unique réponse il me fit un grand sourire, dévoilant toutes ses magnifiques dents.

Lorsqu’elle arriva, je fus tout de suite submergée par son odeur. Elle sentait étrangement bon, sans être appétissante. C’était comme l’avait dit Willy. La même sensation qu’avec Nessie. Elle sentait un doux mélange de vanille et de papaye. Cela me rappelait la Guadeloupe. Willy devait comprendre, au vue des regards qu’il me lançait. Elle était très belle. Grande, blonde avec de long cheveux qui lui tombaient sur les épaules. Je pouvais comprendre aisément que les garçons tombent sous son charme.

-          Bonjour madame Lutz, me dit-elle de sa voix cristalline en me tendant la main.

-          Bonjour mademoiselle. Lui répondis-je le plus cordialement possible. Je vous présente mon mari, Ethan, lui dis-je en désignant ce dernier, et voici ma famille. Carlisle, son épouse Esmée, Emmett, Jasper et Edward, les frères de mon époux ainsi que leur femme respective, Rosalie, Alice et Bella. Et voici Nessie, la fille d’Edward et Bella.

Tout le monde fit un signe de la tête à l’évocation de leur prénom. La soirée commença agréablement. Je pouvais voir qu’Edward lisait ses pensées. Cela le laissait perplexe. Nous en saurons plus après le diner.

Nous passâmes à table. Tout le monde fit mine d’apprécier la nourriture. Tous ? Sauf Willy qui dévorait littéralement son assiette. Ce qui nous fit tous rire, Nelly comprise. Apres le repas, nous nous assîmes tous dans le salon. Les « hostilités » pouvaient débuter. Ce fut Ethan qui commença.

-          Alors Nelly ? commença-t-il. Si tu nous parlais un peu de toi ? De tes parents ?

Tout le monde, Willy compris, sut où il voulait en venir.

-          Et bien… répondit-elle. Je vis seule avec ma mère. Je n’ai jamais connue mon père qui est partit avant que je ne naisse. Ma mère n’en parle jamais. Je ne connais même pas son nom. Aucunes photos, rien qui ne me raccroche à lui. Il semblerait que ma mère est été très touchée par son départ. Elle n’en parle jamais.

-          Ma pauvre chérie, dit Esmée. Comme ça doit être dur de vivre sans son père ?

Je reconnaissais la compassion naturelle d’Esmée.

-          A vrai dire, continua Nelly, il ne me manque absolument pas. Je ne l’ai jamais connu et je ne regrette rien. Il a pris la décision de quitter ma mère. Il devait avoir ses raisons. Mais nous nous sommes toujours supportée mutuellement depuis ma naissance. Nous n’avons pas besoin d’un homme à la maison. Ma mère ne s’est d’ailleurs jamais remise avec un autre. Je sais que le soir venue, alors qu’elle me croit endormie, je l’entends encore parfois pleurer en appelant un nom. Je ne l’entends jamais vraiment car elle étouffe ses pleurs dans son oreiller.

Au fur et à mesure de son histoire, je voyais mon fils se rapprocher d’elle. Il semblait profondément ému par ce récit. Il avait de vrais sentiments pour cette fille. Je ne pouvais lui en vouloir. Elle semblait sincère envers lui. Pour moi, maman, c’était tout ce qui importait. Mon fils était heureux et c’est tout ce qui comptait à mes yeux.

Vers 23h il fut temps de dire au-revoir à notre invitée. Emmett la raccompagna chez elle avec Willy. Pendant ce temps, à la villa, tout le monde discutait de cette visite.

-          Elle est sincère, commença mon époux. Elle n’a pas menti une seule fois. Elle ignore tout de son père et de sa condition. Une chose est sûre, elle est hybride. Cela je l’ai senti dès son arrivée.

-          Nous l’avons tous senti, répondit Carlisle. Mais nous avons besoin de savoir si elle posera un problème quelconque.

-          Je n’ai rien vu pour ma part. nous annonça Alice. Rien ne laisse penser qu’elle puisse nous poser le moindre problème. De plus, Willy semble vraiment accroché à cette fille……

-          Et c’est réciproque, la coupa Jasper. Leurs sentiments respectifs sont très fort l’un pour l’autre. Peut être pas de l’amour, ils sont très jeune pour ça, mais beaucoup d’affections. Willy n’a pas cessé de ressentir comme un besoin de la protéger. Nelly, quand à elle, ressentait surtout de la crainte en face de nous. Crainte de déplaire en partie. Mais elle était aussi très effrayée par vous. Dit-il en nous regardant Ethan et moi.

-          Il faut la comprendre, rétorqua Bella. Elle est là, seule, face à toute la famille de son copain au grand complet. Chéri, dit-elle en direction d’Edward, tu te serais senti comment si toute ma famille était là, à te jauger ? Cela effraierait n’importe qui. Ce qui m’aurait surprise c’est qu’elle ne soit pas effrayée. Et puis elle a l’air profondément attachée à Willy. Pour ça, nul besoin de ton don Jaz, sans vouloir te blesser. Il suffit de voir les regards qu’ils se lancent tous les deux.

-          Et toi mon amour ? me dit soudain Ethan. Tu ne donnes pas ton avis ?

-          …………

Le silence s’était installé. Tout le monde attendait mon avis sur la jeune fille.

-          Et bien, pour être honnête, commençais-je, je l’apprécie beaucoup. Elle semble sincère lorsqu’elle nous dit ignorer qui était son père. Et il est vrai que les sentiments de Willy envers elle ont l’air profond. La réciproque est évidente. Alors non ! Je pense qu’il n’y aura aucuns problèmes avec elle. Nous devrons tôt ou tard la mettre au courant de notre secret. Mais pas pour le moment. Attendons encore un peu. Je pense qu’elle est digne de confiance.

Sur ce point, nous étions tous d’accord. Elle ne représentait aucun danger immédiat pour notre famille.

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19 mai 2009

Chapitre 19 : Souvenirs.

Chapitre 19 : Souvenirs.

POV Ethan

Tout me revint en mémoire à mesure où je racontais mon histoire à mon fils.

J’étais vampire depuis plus de 10 ans à cette époque. Je vivais aux Etats-Unis avec mon « père » mais leurs visages étaient gravés dans ma mémoire. Je voulais leur mort. Je n’aurais de répits que lorsqu’ils souffriront autant qu’ils ont fait souffrir mon père. Je décidais de revenir en France. Je les chercherais et lorsque je les trouverais ils mourront. Je tiendrais ma vengeance.

Mon départ fut organisé avec beaucoup de soin. Je pris le temps de me nourrir pour ne pas souffrir de la soif et prendre le risque d’être découvert. A mon arrivée à Paris, je me mis en chasse. Je les cherchais dans les archives. Leurs noms sonnaient en moi comme un glaive. Lieutenant Binschauer et Caporal Hurba. Je les avais trouvés. Ils vivaient près l’un de l’autre, dans une petite ville de Savoie. C’est donc là que s’accomplirait ma vengeance.

Je m’installais donc dans un petit village proche de la ville. J’attendrais la nuit pour les tuer. Je les observais depuis maintenant 3 semaines. Toujours la même journée. Ils partaient travailler à l’usine, revenaient vers 17h chez eux. Ils dinaient avec leurs femmes et leurs enfants avant de repartir vers 21h30 pour se rendre au bistrot. Ils avaient eux-mêmes choisis le lieu de leur mort.

Je les attendais donc à la sortie du bistrot. Appuyé contre un mur. Lorsqu’enfin je les vis.

-          Bonjour messieurs, leur dis-je de ma voix de velours. Je crois que nous avons quelques comptes à régler ensemble.

-          Qui es-tu ? demanda le Lieutenant. Nous ne te connaissons pas. Alors laisse-nous passer.

Je partis d’un rire Franc. Bien entendu qu’ils ne me connaissaient pas. Comment un jeune juif de 20 ans pourrait revenir après 10 ans. Comment aurait-il survécu ?

-          Vous ne me connaissez pas. C’est vrai ! repris-je. Mais moi je vous connais. Lieutenant Binschauer et Caporal Hurba.

En entendant leurs noms ils frémirent.

-          Oh !!! je sais !!! vous ne vous appelez pas comme ça… leur dis-je. A présent c’est Mr Dumont et Mr Parge !!! mais j’ai gardé vos visages en mémoire depuis ce jour où vous m’avez pris mon père. Et je n’aurais de cesse de vous pourchasser jusqu’à ce que j’obtienne vengeance.

-          Et pourrait-on savoir comment se nomme votre père monsieur ? dit le plus âgé.

-          Bien évidement. Vous ne vous souviendrez certainement pas de lui mais soit. Mr Josué GLADSTEIN ? cela vous dit quelque chose ? Attendez ! Je vous remets dans le contexte.

Silence. Je vis dans leurs yeux la peur. Peur, de mourir. Peur que quelqu’un entende et découvre leurs abominables méfaits.

-          Nous sommes en 1943. Baden-Baden. Camp de concentration. J’ai à cette époque 20 ans, mon père en a 45. Nous sommes deux pauvres juifs parmi tant d’autres. Je suis fort mais mon père devient de plus en plus faible. Il n’est plus assez efficace, il ralentit le travail. Alors vous deux, le prenez à part, l’amenez à l’arrière des dortoirs, et lui tirez deux balles en pleine tête. Puis pour dissimuler votre acte, vous le brulez avec les autres. Ce que vous ignoriez à ce moment là, c’est que je vous ai observé tout au long. Je me suis évadé quelques temps avant la libération de Paris, et je me suis juré que je vous tuerais.

A ce moment là, je sautais sur le caporal, plantais mes dents dans sa jugulaire. Je bus tout son sang, jusqu’à la moindre goute. Puis je m’attaquais au lieutenant. Il se débattait d’avantage. Je le vidais de son sang. Puis je les tirais vers la forêt et les laissais là. Ma vengeance était accomplie. Je repartis donc.

Au hasard de mon errance, je rencontrais un autre vampire. Un dénommé Evan. Il était fort et beaucoup plus âgé que moi. Il me proposa de l’accompagner. Il était à cette époque avec une ravissante vampire du nom d’Ariane. Ils semblaient heureux ensemble. Je les suivis donc dans leurs aventures. Evan avait un don. Il contrôlait les éléments, nous permettant de nous déplacer avec de gros tas de nuages au dessus de nos têtes.

Au bout de plusieurs années, je ressentais le besoin de m’éloigner d’eux. Ils étaient en couple, et je me sentais de trop. Je repartis donc pour les Etats-Unis, promettant de garder contact avec eux.

C’est à ce moment que je rencontrais les Cullen. Ils m’avaient appris à me nourrir exclusivement de sang animal. J’avais trouvé une famille. Ils ne me jugeaient pas. Chacun connaissant mon histoire, mais pas un ne m’a condamné pour ma vengeance.

***

Me rappeler cela me mit dans un état que je ne contrôlais plus. Ce fut les douces mains de ma femme qui me tira de ma réflexion.

-          Tout va bien mon cœur ? me dit-elle doucement.

-          Oui mon amour. Maintenant tout va très bien. Grâce à toi.

Je me tournais et l’embrassais tendrement.

-          Tu m’as semblé étrange ce soir. Tu veux en discuter ? me demanda-t-elle.

-          C’est rien de très important. Lui répondis-je. Le fait de raconter mon histoire à Willy m’a fait remonter pas mal de mauvais souvenirs que j’essaie d’oublier. Rien de bien important tu vois ?

Je la serrais fort dans mes bras. NON, lorsqu’elle est près de moi, plus rien n’a d’importance. Juste elle et moi. Le monde s’évanouit pour nous laisser seuls avec notre amour. Elle était ma vie, mon cœur ne battait plus mais il lui appartenait pleinement. Depuis qu’elle faisait partie de ma vie, je retrouvais un sens. Une raison de me battre. Elle et Willy, ils étaient les deux choses qui comptaient le plus à mes yeux à présent.

-          Demain, Nelly vient diner chez les Cullen. Tu te sens capable de jouer la comédie ? me demanda-t-elle au creux de l’oreille.

Cela me fit rire. Je la pris encore plus fort dans mes bras. Je ne voulais pas penser à demain. Seule cette nuit comptait à présent. Je l’amenais dans le jardin. Assis dans l’herbe, je la serrais encore plus fort contre moi.

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17 mai 2009

Chapitre 18 : Discussion père/fils.

Chapitre 18 : Discussion père/fils.

Nous avion donc convenue qu’on inviterait Nelly à diner le Mercredi qui suivait. Cela nous laisser le temps de simuler une vie humaine.

Ce soir là, alors que nous rentrions chez nous. Willy semblait à nouveau distant. Il paraissait perturbé par quelque chose, et nous ignorions qu’elle était cette chose. Ce fut Ethan qui le lui demanda.

-          Mon grand ? commença-t-il. Tu n’as pas dit un mot depuis la fin du diner. Quelque chose ne va pas ?

-          En fait, répondit mon fils, je me demandais quel âge vous aviez toi et Mammy. Edward, Emmett, même Carlisle, ils m’ont TOUS raconté leur histoire. Mammy, j’en ai eu les grandes lignes grâce à maman, mais toi ? je ne sais rien de plus sur toi que ce que j’ai vécu avec toi. Quel âge as-tu ? d’où viens-tu ?

Je vis mon époux de raidir. Je savais combien parler de son passé été dur pour lui. Il avait réussi avec moi et je l’en remerciais chaque jour. Mais je savais très bien que cela le pesai de dévoiler à nouveaux ces passages de sa vie. Il prit une grande inspiration et débuta son récit.

Nous étions assis dans le canapé du salon. Je redécouvrais l’histoire d’horreur qu’avait vécu mon homme. Je pouvais ressentir sa peine, sa haine. Il raconta tout, des cachettes trouvées par sa famille, aux trains qui l’ont mené aux camps. Des travaux, au jour de la mort de son père. Et enfin comment il avait réussi à s’évader. Puis il raconta son exil, sa transformation, sa vengeance et sa rencontre avec les Cullen.

Willy restait près de lui. Pas une seule fois il ne l’interrompit. Lorsqu’enfin Ethan eu finit son récit, notre fils se serra fort contre son père, pleurant toutes les larmes que ni Ethan, ni moi ne pouvions verser. Puis il monta se coucher. Ethan reste silencieux le reste de la nuit. Quelque chose avait été brisé dans son cœur et je voyais sa douleur. Doucement je le pris dans mes bras. Il sanglota des larmes qui ne viendraient jamais. Me serrant fort contre lui. Je n’avais plus dans mes bras ce vampire fort et puissant que j’avais connu. Il était redevenu cet enfant juif, ce petit garçon arraché aux bras de ses parents, qui avait grandit bien trop vite…

Posté par zouban à 17:58 - Commentaires [6]


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