06 décembre 2009
Chapitre 43 : Habileté utile…
Chapitre 43 : Habileté utile…
POV Zabou…
Ethan et Emmett partirent récupérer Willy et Nelly à l’aéroport. J’étais tellement impatiente que Jasper du m’envoyer plusieurs ondes de calmes pour que je réussisse à rester tranquille… il m’avait tellement manqué… dire que dans quelques temps, il partirait pour la France.
D’un cote je me réjouissais qu’il découvre ce merveilleux pays où j’avais grandie, qu’il se familiarise avec ces endroits où sa mère et moi vivions… mes yeux s’étaient posés au loin, perdu dans ce monde que j’avais connu durant ma vie humaine, me remémorant tous les bons moments que j’avais passés avec ma meilleure amie. Elle me manquait terriblement, et parfois lorsque je voyais son fils, « notre » fils, je revoyais ses grands yeux bruns, le sourire de Yohann son père. Tout en lui me rappelait mes amis disparus trop vite…
Soudain le bruit de la voiture se fit entendre. Je ne pouvais plus attendre, je me ruais dehors et saute au cou de mon fils avant qu’il ne puisse descendre de voiture.
- Mon chéri !!!! hurlais-je. Mon amour, tu m’as tellement manqué…
- Toi aussi maman tu m’as manqué, répondit-il entre deux rires. Mais je ne suis plus un enfant, faudra te faire à l’idée que bientôt tu ne me verras plus aussi souvent…
- Arrête ! Je ne veux pas y penser pour le moment. L’interrompis-je.
Tout le monde partit d’un rire franc tandis que je serrais ma nouvelle fille dans mes bras. Elle semblait vraiment heureuse. Mais je voyais que Willy se posait des questions. Il semblait soucieux. « Tout va bien mon cœur ? » lui transmis-je discrètement. Je n’eu pour seule réponse qu’un clin d’œil de mon fils.
Nous étions à présent tous au salon, écoutant attentivement le récit de Nelly sur le Kenya. Elle semblait tellement excitée de tout ce qu’ils avaient vu. Emmett essaya à plusieurs reprises de placer des insinuations mais à chaque fois Willy le devança en changeant de discutions. Bien utile son don, ce qui fit rire tout le monde. Mais soudain, le regard de mon fils vira au sombre. Il semblait dérangé. Je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il se posait des questions. Carlisle me devança.
- Willy ? dit-il doucement, lui posant la main sur l’épaule. Willy mon grand ? tu semble inquiet. Que se passe-t-il ? y aurait-il quelque chose que tu ne nous dis pas ?
Instinctivement je regardais Edward, cherchant à déceler une lueur m’indiquant s’il avait lu quelque chose. Puis Willy se ressaisit. Il commença alors à nous raconter leurs chasses. Je ne pouvais dire un mot. Nous étions tous sous le choc. Puis il en vint à ses conclusions.
- J’ai ma petite idée sur ce qu’il s’est passé, mais je voulais vous en parler avant. Nous dit-il. Comme je n’avais pas souvent chassé avec Nelly avant, cela ne m’apparut pas de suite. Mais j’ai vite compris que cette attitude n’était pas naturelle, elle devait surement émaner de quelqu’un. J’en conclu très vite que ma Nelly était la source de cette affaire.
Nelly se raidit en comprenant où voulait en venir son époux.
- Mais je n’ai rien fait moi, dit-elle paniquée.
- Je sais mon amour, lui répondit mon fils, mais tu semblais apeuré, et tu m’as dit plus tôt que même si tu préférais cela au sang humain, cela te rendait triste de tuer de pauvres animaux. Lorsque ce lion nous a vus, il paraissait agressif, tentant de protéger son clan. Mais j’ai entendu tes pensées à ce moment. Tu lui parlais mentalement, lui expliquant que tu n’avais pas le choix. Et instinctivement il se calma.
- Serais-tu en train de dire que Nelly parle aux animaux ? intervint mon homme.
- Non pas du tout. Je pense plus à quelque chose dans le même genre que Jasper. En fait elle arrive à me faire m'apaiser juste après une crise, ou encore à…. Disons… elle arrive à m’exciter, même si le moment n’est vraiment pas approprié.
Il sembla gêné de cette révélation, Emmett partit d’un gros rire tout donnant une tape violente mais amicale à mon fils.
- Sacré veinard, dit-il toujours mort de rire. J’espère que la maison à tenu le coup…
Willy semblait gêné. Il aurait rougi s’il le pouvait, mais Nelly prit instinctivement le rouge de Willy, s’empourprant pour eux deux.
Nous discutâmes longuement de cette éventualité, Jasper nous donnant des indications sur ce qu’il se passait chez lui lorsqu’il provoquait ces émotions chez les autres. Puis Carlisle demanda à Nelly d’essayer d’envoyer des ondes de calme ou de rage sur les autres. Apres de longs moments de pratique, nous découvrîmes qu’elle pouvait envoyer deux émotions différentes à deux personnes séparées.
Ainsi Emmett se mit à sangloter comme un enfant que l’on aurait puni, ce qui nous fit bien rire tous, tandis que Alice partit d’une fureur noire sans que quiconque ne sache pourquoi. Fort heureusement, cette dernière partit en claquant la porte, brisant la fenêtre à coté en même temps, mais elle ne blessa personne. Elle revint une heure plus tard, s’excusant de son attitude. Emmett quand à lui était furibond qu’on l’ai vu aussi faible. Il fanfaronnait à nos coté histoire de nous faire oublier ce moment quelque peu humiliant pour lui. Nelly était très habile et suivait studieusement les conseils de Jasper pour se contenir. Mais ce don s’avéra être bien utile en temps voulu.
La vie repris donc son cours, nos chasses étaient plus calmes lorsque nous étions avec Nelly car elle apaisait les proies sans aucuns soucis à présent. Bien que sa présence resta rare, elle préférait encore se nourrir humainement.
Je ne voulais pas penser à plus tard, au moment où ils allaient nous dire « au-revoir » pour vivre leur vie en France. Mais je savais hélas que l’échéance arrivait vite. Trop vite pour moi. Plus on s’approchait de la date fatidique, et plus je sentais le trou dans ma poitrine s’agrandir. Si mon cœur avait pu il se serait petit à petit émietté…
04 décembre 2009
Chapitre 42 : Etrangeté.
Chapitre 42 : Etrangeté.
Elle ne lâcha pas ma main avant d’arriver à proximité d’un beau groupe de lions. Elle avait pris soin d’emporter son appareil photos et entrepris de les prendre avant qu’un lion majestueux ne nous remarque…
Nous ne bougions plus. Je sentais la respiration de mon amour devenir de plus en plus haletante. Elle était terrifiée mais moi, contrairement à elle, je ressentais cette bouffée d’adrénaline que m’avait décrite mon oncle Emmett… je lui pressai la main afin qu’elle comprenne que jamais je ne la laisserais courir de risque, ce à quoi elle me rendit un sourire étincelant. C’est alors que je vis un éclair passer dans ses yeux.
Elle regarda fixement la bête, qui se rapprochait dangereusement de nous. Soudain cette dernière s’arrêta. Elle nous regardait et sans que je comprenne quoi que ce soit, elle s’allongea. Nelly me regarda et je compris qu’elle était tout aussi surprise que moi. Nous pûmes ainsi nous nourrir sans courir le moindre risque. Ceci déplairait certainement à mon très cher oncle mais j’étais en un sens rassuré, bien que dans l’incompréhension totale.
Comment cette bête, qui semblait prête à tout pour protéger son clan, rendit les armes aussi facilement ? L’heure n’était pas à la question, nous continuâmes notre chasse et à ma grande surprise, chaque bête que nous approchions agit de la même façon que le premier lion. Toutes s’allongèrent, comme résignées.
Une fois notre chasse terminée, nous rentrâmes à la maison. Le séjour se prolongea ainsi, rythmé entre nos chasses pour le moins surprenantes et nos ébats amoureux.
Le moment tant redouté où le 4X4 noir fit sont apparition arriva trop tôt à mon gout. C’est donc le cœur lourd que nous quittions notre havre de paix. D’une certaine manière j’avais hâte de rentrer à la maison, et de raconter nos exploits de chasseur. Mais j’avais surtout hâte d’en discuter avec mon père et de comprendre comment cela fut possible. Qu’un animal se laisse faire, passe encore, mais quand tous les animaux se couchent devant vous, il y a de quoi se poser des questions.
Notre voyage retour se passa sans encombre. Nelly dormit presque tout le long, parlant parfois dans son sommeil. Ses rêves semblaient paisibles. Elle comme moi avions hâte de nous retrouver enfin seul dans notre chez nous. Mais pour le moment nous avions trop de choses à préparer avant notre aménagement en France.
Ce fut Emmett et mon père qui vinrent nous accueillir à l’aéroport. J’étais si heureux de les revoir. Nous discutâmes de tout et de rien, oubliant volontairement de leur parler de nos parties de chasse. Je voulais que TOUS soient réunis pour cela. J’avais une idée en tête pour expliquer ce phénomène mais je ne voulais pas en parler à mon amour avant d’en être sûr.
Arrivant à la maison, tout le monde était réuni. Ma mère se jeta littéralement à mon cou.
- Mon chéri !!!! hurla-t-elle presque avant même que je puisse sortir complètement de la voiture. Mon amour, tu m’as tellement manqué…
- Toi aussi maman tu m’as manqué, répondis entre deux rire. Mais je ne suis plus un enfant, faudra te faire à l’idée que bientôt tu ne me verras plus aussi souvent…
- Arrêtes, m’interrompit-elle, je ne veux pas y penser pour le moment.
Et nous partîmes tous d’un rire franc tandis qu’elle enlaçait Nelly…
Apres la distribution des cadeaux souvenirs, et le récit de notre voyage, j’en arrivais enfin au sujet qui m’importait.
03 novembre 2009
Chapitre 41 : Nuit de noces.
Chapitre 41 : Nuit de noces.
Attention ce chapitre peut choquer…
POV Willy
Notre avion démarra à heure dites. Nous avions 10h20 de vols jusqu’à Paris, une escale de 3h sur place. Hélas pas le temps pour nous de visiter la capitale française car nous avions juste le temps de passer tous les contrôles douaniers avant de nous réenregistrer pour le vol suivant. De nouveaux, 8h30 de vol, et nous voici à l’aéroport de Nairobi. Là, qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir un homme portant un écriteau indiquant « Willy-Wonka ». Je reconnu la touche personnelle de mon oncle fou. Nous nous dirigeâmes donc vers cet homme, qui faisait facilement 2 têtes de plus que moi. Il nous conduisit à sa voiture. Un magnifique 4x4 tout noir, avec vitres tintées et paroi de séparation entre le conducteur et les passagers. A peine montée en voiture que ma douce épouse se jeta sur moi. Ayant pris soin de vérifier auparavant que la paroi de séparation était bien tirée, nous nous laissâmes aller à notre première expérience de jeunes mariés.
J’étais assis confortablement, jetant un œil par la fenêtre pour voir le paysage défiler lorsque je sentis la fermeture éclaire de mon pantalon descendre. Je n’avais pas besoin de regarder pour savoir ce qu’il se passait. Ma chère Nelly n’était plus très patiente. Cela ne me dérangea pas, bien au contraire, je me laissais donc faire. Elle descendit mon pantalon et me retirait mes vêtements. Je me retrouvais assis sur la banquette arrière, nu comme un ver, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Elle voulait diriger et je la laissais faire. Elle commença à m’embrasser, d’abord tendrement sur les lèvres, puis ses baisers devinrent plus féroces. Elle descendit dans mon cou, caressant ma peau tout du long. Puis elle descendit encore et encore. Ses doigts fins et agiles devançant ses lèvres douces. Elle arriva enfin sur mon sexe, tendu de plaisir pour ma tendre épouse. Dieu ce que j’aimais cette femme. Elle prit mon sexe en bouche et commença à le lécher. Elle s’amusa avec mon gland, le mordillant tout en douceur. Puis elle le prit à pleine bouche et commença à me faire l’amour oral. Je n’en pouvais plus, j’étais sur le point d’exploser et de jouir en elle. Je voulu me retirer mais elle me regarda soudain.
- Mon amour, me dit-elle, maintenant que je suis tienne, je veux te gouter pleinement. Je ne veux plus jamais que nous nous retenions de faire ce qui nous plait vraiment. Alors je t’en pris, ne te retiens pas pour moi. Je veux te boire, sentir ta semence couler dans ma gorge…
Je n’eu pas le temps de répondre qu’elle reprit ses caresses de ses lèvres. Très vite je jouis en elle, dans sa bouche comme elle l’avait voulu. Cela me gêna au début, mais très vite, en voyant son regard je ne pus me retenir d’avantages. Elle ne décrocha pas ses yeux des miens de tout le temps que dura la manœuvre.
Une fois finis, je voulus la prendre totalement mais la voiture s’arrêta. Elle me fit alors son plus beau sourire, celui qui m’avait fait succomber quelques des le premier jour. La frustration me gagna. Je ne voulais pas quitter la voiture de tous les vices. Il faudrait que je pense à remercier mon oncle Emmett pour ce petit jouet…
Le chauffeur nous aida à débarquer nos valises. Il les déposa à l’intérieur de la maison. Je lui tendis un généreux pourboire, en pensant qu’il n’avait put que nous entendre et que cela compenserait peut être la gêne qu’il aura eu en nous imaginant à l’arrière. Il m’annonça qu’il reviendrait nous chercher 10 jours plus tard au petit matin pour nous amener à l’aéroport et partit sans dire un mot de plus.
Nous étions enfin seuls. Ma douce Nelly continuait de me regarder amoureusement. Rien que d’imaginer ce qu’elle m’avait fait subir dans la voiture, je sentis mon membre se durcir à nouveaux. J’allais ENFIN pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce, j’allais l’aimer, l’honorer comme je l’avais promis en prononçant mes vœux de mariages.
A peine la porte de la somptueuse demeure fermée, je me jetais sur elle, arrachant au passage tout tissus se trouvant à portée de main. En moins de 2 secondes nous étions l’un comme l’autre nu, nous observant. Elle me sembla plus belle que jamais. Elle n’avait sur elle que les bijoux offerts par mes tantes et Seléné. Je voulais l’amener dans un autre univers. Lui faire découvrir de nouvelles sensations. Je la pris dans mes bras et l’amena au salon. Là je l’allongeais sur le divan lui imposant de se laisser faire. Puis doucement je l’embrassais, laissant mes mains parcourir son corps de déesse que je ne cesserais jamais de contempler. Je la sentis frémir sous mes caresses, elle se cambra m’incitant à lui faire l’amour. Mais je ne m’y résous pas. Je voulais qu’elle prenne conscience de l’importance de mon amour. Mes baisers descendirent sur ses épaules, atteignant sa jugulaire. Je pouvais sentir son sang battre dans sa veine, ceci me provoqua un spasme de désir encore plus ardent que les précédents. Je commençais moi-même à perdre patience. D’un coup aussi brutal que tendre je la pénétrais profondément. Je sentais son sexe se contracter autour de mon pénis en feu. Nous commencions alors le premier d’une très longue lignée de vas et viens.
Nous fîmes l’amour ainsi plusieurs fois, sans avoir besoin de nous reposer. Chaque ébat était plus intense et plus puissant que le précédent. L’avantage certain d’être un couple de vampires. Mais hélas, sa nature demi-humaine prit le dessus. J’entendis son ventre gronder sa faim.
- Mon amour, je crois avoir sous-estimée ta demi nature humaine, lui dis-je tendrement à l’oreille.
- Je n’ai pas faim. Me répondit-elle doucement entre mes lèvres. Je voudrais partir chasser avec toi, si cela te convient.
Puis elle m’embrassa férocement.
- Durant ces 10 jours, reprit-elle, je voudrais laisser ma part humaine de coté pour me concentrer sur le vampire que je suis. Et puis j’ai promis à Emmett de te prendre en photos avec tes lions.
Sur ces belles paroles, nous nous habillâmes afin de partir pour notre première chasse en solo. Elle ne lâcha pas ma main avant d’arriver à proximité d’un beau groupe de lions. Elle avait pris soin d’emporter son appareil photos et entrepris de les prendre avant qu’un lion majestueux ne nous remarque…
24 septembre 2009
Chapitre 40 : Le début d’une nouvelle vie.
Chapitre 40 : Le début d’une nouvelle vie.
La fête touchait à son terme. Nos amis Quileutes étaient presque tous partis. Ne restait que Jacob accompagnant Nessie, ainsi que le clan de Demon. Mon bébé n’allait pas tarder à partir avec sa femme pour leur voyage de noce. Mais avant cela, je vis Seléné faire signe à Nelly. Elle voulait sans doute avoir un peu de temps avec elle avant son départ. Nelly la rejoint et discuta avec chacun de son clan.
De notre côté, nous nous affairions à tout remettre en ordre. Avec nos capacités vampiriques, cela fut rapide. Nous restions donc tous dans le grand salon de la villa à discuter. Willy n’avait rien dit à sa femme au sujet de leur destination. Nous nous étions occupés de tout et Willy n’avait eu qu’à choisir la destination. Il avait décidé de l’amener en Afrique, une sorte de safari, seul dans la savane. Carlisle lui avait acheté une maison en pleine savane, proche de nombreux animaux sauvages. Ainsi Nelly pourrait profiter de la faune et de la flore tandis que Willy aurait droit à un buffet à volonté de ses mets préférés.
Le moment tant attendu arriva. Le clan de Demon partit, non sans nous ignorer royalement. J’espérais ne plus les revoir avant des siècles, mais au fond de moi, je savais que nous serions amenés à nous recroiser.
Nelly monta immédiatement dans sa chambre afin de prendre la valise qu’Alice lui avait préparée au préalable. Lorsque nous rejoignit elle tenait 3 enveloppes dans sa main.
- Avant de partir, commença-t-elle, Demon m’a prié de vous remettre cela. Il y en a une pour vous, dit-elle en se tournant vers Ethan et moi, et une pour Willy. Il ne savait pas s’il pourrait être présent aujourd’hui et il m’avait demandé de vous les remettre le jour du mariage. Je sais que vous avez beaucoup fait pour moi depuis la mort de maman. Vous êtes une vraie famille pour moi. Je sais que vous ne vous entendez pas avec Demon, mais il est mon père, il est l’autre part de moi que je ne peux renier.
- Ma chérie, lui répondis-je. Il est vrai que nos rapports sont tendus avec Demon. Mais il est, comme tu dis, une part entière de toi. Nous t’aimons pour celle que tu es. Et ton père fait partie de toi et nous l’acceptons. Même si cela est dur parfois, nous ne pouvons pas t’aimer totalement sans accepter cette part de ton être.
Elle nous remit nos lettres, et partis dans le jardin avec Willy afin de lire la leur. Ethan pris cette lettre et la lue à voix haute.
A la Famille de Willy,
Je ne sais comment vous appelez. Nous ne sommes ni proche ni amis, bien au contraire... Pourtant je n'ai d'autres choix que de vous confier ma famille, mon soleil : le trésor que je n'aurais jamais osé espérer. Je ne veux que son bonheur et elle semble l'avoir trouvé auprès de votre fils. Mais à cause de cet amour, je ne peux accomplir la promesse que j'ai faite à sa mère de la protéger coute que coute. C'est pourquoi je vous demande de remplir ce rôle à ma place.
Sachez qui si Nelly à la moindre égratignure je le saurais. Nous reviendrons alors et nous vous tuerons tous sans exceptions et sans remords. Vous pensez certainement nous vaincre facilement grâce aux épreuves que vous avez traversées, mais ne nous sous-estimez pas. Nous avons plus de ressources qu'il n'y parait... Ceci n'est pas une menace mais une promesse !
Amicalement votre meilleur ami (ou votre pire cauchemar) et son clan...
Demon
Nous étions tous sous le choc. Il ne s’arrêterait donc pas de nous harceler. Il ne nous faisait pas peur, bien au contraire. Mais nous ne comprenions pas ce que nous avions fait pour avoir une telle haine. Cela nous importait peu. Nous ne voulions pas penser à cet homme et ses amis.
De mon côté je me demandais ce qu’il pouvait bien y avoir dans la lettre de mon fils. J’espérais qu’il n’y ait aucune menace de ce genre. Je me tournais vers la vitre et entendit une voix derrière moi. Lorsque je me retournais, je vis Edward, concentré. Il essayait lui aussi de savoir ce que dirait la lettre de mon fils. Cela n’était pas honnête. Cette lettre ne nous concernait pas. Mais nous voulions le protéger coute que coute.
Tout en écoutant les pensées de Willy, Edward nous récita le contenu de la missive.
A Willy,
Mon petit Willy, cela ne fait pas longtemps que nous avons fait connaissance et nos rapports n'ont pas toujours été au beau fixe, je dois bien le reconnaitre. Mais pourtant nous agissons pour atteindre le même but : le bonheur de Nelly. C'est pourquoi je te la confie même si ce n'est pas l'envie qui me manque de te rayer de la surface de cette terre. Tu es bien trop jeune est inexpérimenté pour prendre soin d'elle et mon instinct de père est bien là malgré le peu de temps que j'ai passé auprès de ma fille.
Je sais cependant que cela n'est pas la bonne solution si je veux qu'elle soit heureuse. J'ai vu l'amour qui vous lie et bien malgré moi j'ai appris à t'apprécier. Tu n'auras jamais à craindre de moi car je sais que s'il arrivait quelque chose à notre soleil tu souffrirais tout autant que moi ! Alors je ne te demande qu'une faveur. Prend bien soin de ma fille, rend la heureuse, soyez heureux, sois heureux et si tu as le moindre problème, alors appelles moi et nous viendrons pour vous aider...
Mes félicitations, Je compte sur toi.
Avec toute notre bienveillance.
Demon
Cela me rassurait de savoir que ce Demon ne voulait pas de mal a mon bébé. Je compris que malgré tous ses airs de gros dur, il avait un amour profond pour sa fille. Qu’il ne souhaitait que son bonheur. Au fond de moi je m’en voulu de ne l’avoir prévenu que trop tard de la décision de sa fille. Cela nous aurait évité une quasi bataille lors du mariage. Je me fis la promesse intérieure de me racheter auprès d’eux. J’essaierais de mon côté de prendre contact avec cet homme blessé, qui a du laisser partir sa fille unique loin de lui.
POV Willy.
Nelly m’avait entrainé dans le jardin afin que nous soyons seuls pour lire nos lettres. Une fois la mienne lu, j’attendis que Nelly ouvre la sienne. Je savais que ma mère nous écoutait. Je le comprenais. Leur lettre ne devait pas être très douce et j’en voulu, d’une certaine façon, à Demon. Bien qu’il ait été gentil avec moi, j’espérais que sa relation avec ma famille s’arrangerait au fil du temps.
Nelly ouvrit enfin sa lettre et la lu à voix haute.
A ma douce fille, mon ange, mon soleil, ma douce Nelly,
Nelly, ma douce Nelly, ma tendre Fille. Félicitation pour ton mariage. Je sais que Willy te rendra heureuse et je vous souhaite tout le courage du monde pour traverser les épreuves qui seront dressées au travers de votre route. Malheureusement celles que vous avez déjà traversées ne serons pas les seules. Mais je sais au fond de mon cœur que vous avez assez de force pour toutes les vaincre et je serais toujours là pour toi, pour vous...
Il me pèse de te dire ces mots, de te laisser partir, car nous avons eu si peu de temps pour nous connaitre. Pourtant tu nous as apporté tant de bonheur, tu as illuminé nos vies et j'aurais aimé te garder à nos côtés pour l'éternité... Je ne souhaite que ton bonheur alors je te laisse faire tes propres choix, tes propres expériences, car je pense que c'est ça aussi le rôle d'un père. Savoir quand son enfant est près à quitter le nid et tu es prête... J'espère que je ne t'ai pas déçu...Je n'ai pas assez de mots pour te dire ce que je ressens pour toi, tout mon amour... Sois heureuse ! Vous serez toujours les bienvenus parmi nous et nous serons toujours présents pour toi et ton mari ...
Avec tout mon amour et toute ma tendresse,
Ton père qui t'aime,
Demon.
Lorsqu’elle referma l’enveloppe, je vis une larme faire son apparition au coin de son œil. Elle aimait profondément son père, cela se voyait. Elle souffrait de la mésentente de nos familles. Doucement, je la pris dans mes bras. Nous avions de la route à faire avant de partir pour notre lune de miel.
- Ma chérie, lui dis-je tendrement. Nous devons partit à présent. Nous avons un avion à prendre et hélas il ne nous attendra pas. Je sais que tu es triste. Je sais que tu aimerais que nos famille s’entendent, mais je te promets que de mon côté je vais TOUT mettre en œuvre pour qua la situation s’arrange. J’ai promis à ton père de te rendre heureuse et je m’y efforcerais jusqu’à mon ultime souffle.
- Mon amour… me répondit-elle. Je t’aime plus que tout.
- Je t’aime plus que ma vie, lui murmurais-je doucement.
Puis nous nous sommes embrassés. Un baiser profond, qui reflétait tout l’amour que nous nous portions.
Nous nous sommes alors relevé, et rentrions à l’intérieur de la villa. Nous serrions chaque membre de la famille afin de leur dire au revoir. Puis mon oncle Emmett nous accompagna à l’aéroport. Dans la voiture il ne put d’empêcher de nous taquiner.
- Alors les bébés, commença-t-il. C’est fini les bêtises à présent. Willy-Wonka !!! T’es un mari maintenant. Tu ne peux plus agir comme un gosse.
- Je suis peut-être un « mari » à présent, mais je te rassure, je peux toujours te vaincre à n’importe quel jeux de « gosses » comme tu le dis si bien.
Et nous partîmes tous les 3 dans un fous rire qui dura jusqu’à l’arrivée. Une fois les valises sorties de la voiture, il me prit dans ses bras.
- Allez ti-mal. Tu vas me manquer. Attrape un gros lion pour moi.
- Tu vas me manquer aussi tonton, lui dis-je en souriant.
- Je t’aime mec, mais si tu répètes cette discussion à quiconque, je t’arrache la tête de mes mains…
Ça ? C’était mon oncle Emmett tout craché. Il ne pouvait assumer sa part de sentimentalisme. Il fallait toujours qu’il joue les gros durs. De tous mes oncles, c’est lui qui me manquerait le plus. Je regretterais nos chasse tous les deux mais surtout, notre complicité. Il a toujours été celui à qui je pouvais TOUT dire. Mon confident et mon meilleur ami.
- Je te promets d’attraper 2 énormes lions pour toi. Je confierais à Nelly le soin de prendre la photo souvenir pour preuve. Il est temps pour nous d’y aller. Embrasse encore bien fort maman et papa. Dis leur que je les appellerais des notre arrivée. Dis leur que je les aime tous, toi y compris.
Et c’est sur une accolade que nous nous séparions. Je pris la main de Nelly après qu’elle eu dit au revoir à Emmett, et nous nous dirigeons tous les deux vers le comptoir de la compagnie aérienne qui nous amènerait vers notre lieu de voyage de noces.
13 septembre 2009
Chapitre 39 : Un grand jour, Deuxième partie
Chapitre 39 : Un grand jour
Deuxième partie
POV Zabou
La cérémonie était terminée. J’étais heureuse que Demon soit arrivé à l’heure pour Nelly. Bien que j’apprécie que très peu sa compagne, cela me réjouie de vois le sourire de Nelly en les voyant. Ils étaient accompagnés d’Evan et sa femme, ainsi que d’une autre femme que je ne connaissais pas. Qui était-elle ? Nous le saurions bien assez tôt. Alors que Nelly et Willy saluaient leurs amis, Demon vint me voir. Il semblait furieux. Mais qu’avais je fais pour attiser autant de colère. « Mon amour, je crois que je vais avoir besoin de toi. Tout de suite… » Mieux valait que Ethan soit dans les parages. Quelque soit la raison de sa colère, j’aurais, je le sentais, besoin de l’aide de mon époux.
Je pris mon courage à deux mains et entrepris de discuter avec Demon.
- Bonjour, Demon. Seléné. Je suis heureuse que vous ayez pu venir. Dis-je avec le sourire le plus sincère que possible.
- Vous pensiez vraiment que je raterais le mariage de MA fille, dit soudain Demon. Sa voix était glaciale.
- Bien sur que non voyons. J’espérais seulement que vous n’arriviez pas trop tard. Nelly aurait été tellement déçue de ne pas vous voir.
- Oui ce n’est pas faute d’avoir essayer pourtant. Commença Seléné de sa voix de vipère.
- Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. Je vous ai appelé il y a de ça 1 semaine. Toute cette histoire de mariage s’est déroulée tres vite. Willy nous a prévenus un peu tard de la date qu’il avait choisie. Je n’aurais pas pu vous prévenir plus tôt.
- Pourquoi avoir tant tardé à nous le dire alors ? demanda Demon de plus en plus furieux. Il semblait insatisfait de ma réponse.
- Et bien nous en avons d’abord discuté avec Ethan. Sachant que nos amis quileutes seraient présent, nous devions leur demander leur permission avant d’inviter d’autres vampires sur leurs terres. Surtout quand ceux-ci ne sont pas comme nous…
J’avais lancée cette petite pique bien comme il fallait. Je voulais qu’ils comprennent que cette invitation n’était que pour Nelly et qu’elle nous dérangeait tous.
- Elle dit vrai. Ethan était venu à mon secours. Lorsque nous avons eu l’accord de la tribu, nous avons cherché à vous contacter. Comme ni Zabou, ni moi n’avions un numéro où vous joindre, nous avons demandé à Willy. Nous voulions que ce soit une surprise pour Nelly. Elle nous a dit que plus tard que vous ne regardiez que rarement votre téléphone.
- Si je comprends bien, l'accord avec les cabots est plus important que le bonheur de Nelly, siffla Seléné
- Et vous qui dites que vous ferez tout pour elle vous n'êtes vraiment pas digne de ma fille ! Nous reprocha Demon.
- Je ne dis pas que les quileutes sont plus important que Nelly. Rétorqua mon aimé. Juste que nous avons un accord avec eux, que nous ne voulons pas briser. Nous devons cohabiter tous ensemble. Si vous ne pouvez pas comprendre cela alors qu'a cela ne tienne. Mais le bonheur de Nelly est tout aussi important pour nous qu'il ne l'est pour vous. Nous la connaissons depuis plus longtemps. Elle est la femme de notre fils et fait donc partie de NOTRE famille autant, si ce n'est plus, que de la votre.
- Oh je vois, commença Demon. Nous sommes donc de la même famille par alliance ! C'est bon à savoir puisque dans notre famille on partage tout et puis le mariage aurait très bien pu se passer loin de ces chiens !!!
- Ces chiens comme tu dis, rétorquais-je, sont NOS amis. Ils ont autant que vous le droit d’être ici. Pour le lieu, c’est Willy qui a choisi. Alors n’essayer pas de nous reprocher quoi que ce soit.
Je sentais que la situation nous dépassait. Plus les esprits s’échauffaient et plus les hommes s’apprêtaient à se battre. Je voyais déjà Emmett se réjouir à l’idée d’une bataille. Il fallait empêcher ça à tout prix ou Willy ne me le pardonnerait jamais. « Jasper, s’il te plait aides moi. J’ai besoin que tout le monde se calme » je le regardais. Il avait compris mon intention. A ce moment une douce vague de calme m’enveloppa ainsi que mes compagnons.
- Dites à votre ami de s'occuper de sa femme plutôt que de nous. Rétorqua Demon. Il avait sans nul doute senti cette vague de calme provenant de Jasper. Il me semble qu’il a suffisamment de travail à ce niveau là. Elle semble bien insatisfaite cette petite dame. A moins qu’il préfère que je m’en occupe.
Il avait dit ça pour provoquer Jasper en affichant un magnifique sourire narquois. Ce qui ne manqua pas de réussir. Je le vis se changer sous l’effet de la colère qui l’envahissait. Demon était tres fort pour trouver les points faibles. Mais alors que Jasper s’apprêtait à frapper Demon, une voix forte et douce à la fois nous stoppa dans notre élan.
- Demon, Seléné ! Intervint Ariane, Nelly et Willy arrivent. Vous ne voulez pas qu’ils vous voient comme ça ???
Mais c’était trop tard. Willy était déjà arrivé, Nelly derrière lui.
- Non mais pour qui vous prenez vous ? Demanda-t-il furieux. Vous ne pouvez donc pas agir en personnes civilisées ? Etes vous obligés de vous comporter comme ces monstres que nous cherchons à ne pas êtres ? Papa, maman, Emmett et toi Jaz ? je vous croyais plus fort que ça. Demon et Seléné, je croyais que le bonheur de Nelly était ce qui comptait le plus à vos yeux !!! Vous croyez vraiment que ça nous plait de voir nos deux familles se déchirer le jour même de notre mariage ?
- Tu as raison, répondit Evan. De toute façon ils ne sont pas assez important que nous énervions contre eux. Et puis j’ai envie de faire la fête moi aussi ! Cela fait longtemps que je n’ai pas joué avec le feu. Nous reprendrons cette discutions plus tard. Bien plus tard. Et maintenant Ariane, allons danser !
Il prit la main de sa femme et l’entraina dans une valse. Je vis mon mari se diriger vers Seléné.
- On fait une trêve pour NOS enfants. Alors acceptez-vous cette danse ? lui demanda-t-il en lui tendant la main.
Apres un bref regard vers Demon elle accepta. Ce dernier invita sa fille et je dansais avec mon fils. Tout le monde avait recommencé à s’amuser. Mais je voyais cette jeune femme, seule dans un coin. Elle ne quittait pas Demon des yeux. Cela m’intriguait.
***
POV Nelly
J’étais choquée de voir mes deux familles se déchirer ainsi. Alors que je dansais avec mon père, je lui dis :
- Papa ! Si je vous ai invité c’est pour que nous puissions être réunis TOUS ensemble aujourd’hui. Je voulais que vous laissiez vos querelles de côtés le temps d’une journée. Je pensais que cela serait possible, mais tu viens de me prouver que j’avais tort. Si j’ai accepté de me marier ici, c’est que c’était important pour Willy. Mais c’est MOI qui ai demandé à nos amis les quileutes d’êtres présent. Je les connais depuis toujours. Ils ont toujours fait partie de ma vie. Et ça ni toi ni personne ne pourra le changer. Mais tu es mon père. Je ne te connais pas depuis longtemps mais cela ne change rien au fait que je t’aime. Pourquoi ne pouvez-vous pas vous entendre Zabou et toi ?
- Je suis vraiment désolé ma Nelly. Répondit mon père. Mais je suis vexé de n'avoir pas pu être impliqué dans les préparatifs du mariage. J’ai déjà du laisser ma fille partir loin de moi, j’aurais voulu être plus actif et la famille de Willy m'en empêchait. Et ça je ne le supporte pas. S’ils avaient fait l'effort de me prévenir avant, il n'y aurait pas eu cette incartade ! Mais à partir de maintenant, et pour l’amour de toi, je resterais loin d’eux afin d’éviter un nouvel incident.
- Je ne te remercierais jamais assez. Je sais que cela est très dur pour toi mais sache que ça l’est autant pour moi.
A ces mots il m’embrassa tendrement le front. Lorsque je tournais la tête, je vis cette femme dans un coin de la salle.
- Papa ? demandais-je. Qui est cette femme avec vous ? elle semble perdue.
Il tourna la tête en sa direction et me répondit comme gêné.
- Cette femme s’appelle Aurore. Elle est une vieille amie que nous avons retrouvée. Elle était seule et nous lui avons proposé de nous accompagner.
- Tu ne devrais pas la laisser seule dans ce cas. Répondis-je. Invite-la à danser.
A ce moment, Willy s’approcha de nous et me pris le bras.
- Puis-je t’emprunter MA femme Demon ?
- Mais avec grand plaisir Monsieur.
Et il partit inviter la belle Aurore. Je sentais que quelque chose se tramait entre eux deux, mais rien pour le moment ne pourrait détourner mon attention que l’homme avec qui je valsais. Plus nous tournions, et plus je me sentais « seule » avec lui. Les autres disparaissaient. Il ne restait plus que nous et notre amour. Lorsque la musique s’arrêta, nous retournions auprès de nos amis. Willy n’enleva plus la main qu’il avait posée sur ma taille.
Seléné et Evan nous firent une démonstration de jonglage, et la soirée se termina dans une relative bonne ambiance. Nos deux familles s’évitant au maximum. Je suis donc condamnée à voir les gens que j’aime le plus au monde se détester. Mais du moment qu’ils se détestent en silence et qu’ils n’en viennent pas aux mains, c’est tout ce qui m’importait…
12 septembre 2009
Chapitre 39 : Un grand jour, Première partie
Chapitre 39 : Un grand jour.
Première partie
POV Zabou
La semaine s’était déroulée à une vitesse incroyable. Tout était près pour la grande journée. Je m’inquiétais, je n’avais toujours pas de nouvelles de Demon. J’espérais sincèrement qu’il viendrait. Pour sa fille. Tout le monde était déjà arrivé. Nos amis indiens étaient tous présent.
Nous étions dans la chambre en train de préparer la mariée. Elle portait toujours ce pendentif rouge.
- Ma chérie tu devrais l’ôter pour aujourd’hui. Il jure un peu avec la robe. Lui dit Alice.
- Alice, répondit-elle. Je te dois beaucoup mais il est hors de question que je retire ce collier. C’est un cadeau de Séléné. Je lui ai promis de TOUJOURS l’avoir sur moi. Considère qu’il est l’objet ancien que je dois porter.
- Tu es sure de toi ? Ca va faire étrange avec ta robe.
Nelly lui lança un regard noir. Alice n’insista pas. Elle avait donc l’objet ancien. Il lui fallait encore un objet prêté, un autre neuf et un bleu. Pour le neuf, je lui offris un bracelet en or, gravé des armoiries de ma famille. Elle faisait à présent partie de ma famille, elle ouvrit l’écrin qui contenait le présent. Lorsqu’elle le vit, les larmes lui montèrent aux yeux.
- Ooooooooooooo !!! Zabou, merci il est magnifique.
- Ma grande, tu feras désormais partie de ma famille. Tu peux donc porter mes armoiries. Ces armes se transmettent de mère en fille dans ma famille. N’ayant pas de fille, c’est à toi qu’elles reviennent.
- Pour l’objet prêté, lui dit Rosalie, prends ceci.
Elle lui tendit une belle jarretière toute en dentelle.
- Je te préviens, elle est également très vieille. Elle faisait partie de mon trousseau avant que je ne sois transformée. J’y tiens beaucoup. Mais pour aujourd’hui elle est à toi. Alors fais en sorte que le petit Willy ne l’abime pas ce soir. Sinon je le tue de mes mains.
Nous partîmes tous dans un grand fou rire. J’étais gênée à l’idée de savoir mon fils « amant ». Je savais bien évidement qu’ils avaient des relations sexuelles tous les deux. Mais il restait mon fils. Je ne pouvais pas l’imaginer autrement qu’en petit garçon. Il ne restait plus que l’objet bleu. Ce fut Esmée qui prit la parole.
- Ma belle, commença-t-elle, cette bague est faite d’un saphir bleu. Une pierre très rare que nous avons fait venir exclusivement pour toi. Pour te montrer à quel point tu es rare et précieuse pour nous.
- Merci de tout mon cœur Esmée. Merci à vous toutes. Vous avez été extraordinaire avec moi. Zabou, me dit elle, je sais que tu n’apprécie que moyennement mon père et son clan. Et je te remercie de les avoir invités. Je sais que cela est dur pour toi, mais sache que j’aime profondément Willy. Je ne ferais rien qui puisse lui nuire. Je sais que tu m’en veux intérieurement de te prendre ton fils unique. Mais nous voulons seulement être heureux ensemble.
- Ma chérie, tu te méprends. Je ne t’en veux absolument pas. Je sais que Willy et toi vous aimez profondément. Et rien ne me rend plus heureuse. J’ai effectivement de la peine de vous voir nous quitter pour la France. Mais c’est avant tout mon pays et je te souhaite autant de bonheur là-bas que j’en ai eu moi-même.
Elle me prit dans ses bras et me serra aussi fort qu’elle le put. Puis nous entendîmes un bruit au rez-de-chaussée. C’était le signal que nous attendions. Nous sortîmes donc de la chambre, transformée pour l’occasion en salon de beauté. Nelly restait derrière nous. On sentait sa tristesse de ne pas voir son père présent. Elle voulait se montrer forte, mais chacun d’entre nous ressentait sa peine.
***
POV Nelly
Tout le monde avait été adorable avec moi. Je ne me sentais cependant que moyennement heureuse. J’avais espéré voir mon père et son clan à la cérémonie. Il n’avait pas du recevoir le message de Zabou. Je sais qu’il ne regarde presque jamais son téléphone. Soit il n’a pas reçu le message, soit il ne l’a reçu que trop tard. Rien ne comblerait le vide de mon cœur à ce moment.
Alors que je m’apprêtais à remonter l’allée pour rejoindre MON Willy, je sentie une main froide me prendre le bras. Je n’avais nul besoin de regarder pour savoir à qui appartenait cette main. C’était lui. Il était venu pour moi.
- Ma Nelly, me dit-il doucement. Tu croyais vraiment que je raterais ton mariage ? tu me prends pour qui ?
- Je ne savais pas si tu avais reçu le message à temps. Mais au plus profond de moi je savais que tu viendrais.
Je tournais enfin ma tête dans sa direction. Il avait un sourire radieux. On pouvait lire tant de choses dans ses yeux. Lorsque la musique commença, il me serra le bras. Nous avancions lentement, lui me regardant, et moi ne voyant que mon futur époux, encore plus beau dans son costume crème. Plus j’avançais et plus je le voyais sourire. J’aperçus du coin de l’œil, Séléné, Evan et Arianne. Ils étaient accompagnés d’une magnifique jeune femme, que je devinais vampire également. Qui était-elle ? L’heure n’était pas aux révélations. J’attendrais la fin de la cérémonie.
Arrivés devant Willy, Demon me pris la main et la mis dans celle de mon aimé.
- Je compte sur toi pour veiller sur elle, lui dit-il en lui faisant un clin d’œil.
- Je la protégerais plus que ma vie. Promis mon amoureux.
La cérémonie débuta. Carlisle dit quelques mots sur notre amour, et la promesse que nous étions sur le point de nous faire mutuellement. Puis nous échangeâmes nos vœux. C’était un merveilleux moment. Lorsque Willy me passa la bague au doigt, je vis dans son regard tout l’amour qu’il me portait. Je ne pu empêcher ma respiration d’avoir un raté, ce qui fit rire toute l’assemblée. Puis le moment tant attendu arriva.
- Willy, Nelly, commença Carlisle. Devant vos amis et vos familles ici présentes, j’ai le grand honneur de vous déclarez mari et femme. A vous tous mes chers amis, dit-il en direction de l’assemblée, je vous présente officiellement Monsieur et Madame William Lutz !
Tout le monde se leva pour nous acclamer. Puis Willy me pris le visage et m’embrassa tendrement. J’en voulais plus encore. Et c’est dans un rire qu’il me repoussa.
- Sois patiente, me dit-il.
08 septembre 2009
Chapitre 38 : derniers préparatifs.
Chapitre 38 : derniers préparatifs.
Le mariage aurait lieu le samedi suivant. Il ne nous restait plus que quelques menus détails à régler. Alice s’était chargée de la robe. Nous avions décidé que pour la dernière semaine, Nelly dormirait à la Villa des Cullen. Willy venait lui rendre visite parfois (bien que nous ne soyons pas censés le savoir).
Le lundi matin, Nelly vint me voir à la cuisine, alors que nous étions en train de planifier le repas pour nos amis Quileutes.
- Zabou ? me demanda-t-elle. Je voudrais te poser une question.
- Oui ma grande, lui répondis-je. Tout ce que tu veux.
- Et bien, comme tu le sais je n’ai plus de famille mis à part mon père. Je sais que vous ne l’appréciez pas vraiment mais j’aimerais vraiment beaucoup qu’il soit présent samedi. Il est la seule famille qui me reste.
- Ma chérie, tu feras bientôt partie de NOTRE famille. Ne t’en fais pas. Mais c’est évident que tu veuilles avoir ton père auprès de toi en ce jour. J’ai donc moi-même pris l’initiative de l’inviter. Willy m’a communiqué son numéro. Je l’ai appelé mais il ne répondait pas, je lui ai donc laissé un message. Je ne sais s’il le recevra à temps. Ma chérie la balle est dans son camp. Je lui ai expliqué la situation, la présence de nos amis, et surtout l’interdiction formelle de chasser sur leur terre. Apres c’est à lui de jouer. Et puis je te rappelle qu’Ethan et Evan sont amis de longue date. Il tient vraiment à ce que son ami soit là au mariage de Willy.
Elle me sauta dans les bras et me serra de ses petits bras. On pouvait voir toute la joie de revoir son père et cette vampire qui remplaçait un peu sa mère. A partir de cet instant elle était toute guillerette. Elle chantonnait en nous aidant.
Il n’y avait que quelques détails à organiser. La robe avait été commandée par Alice, nous devions aller à Seattle pour les derniers essayages. Nous prime tous place en voiture et partis donc sur la route.
Arrivée à la boutique, Alice se dirigea directement vers l’atelier, pris la robe et nous l’apporta. Elle tenait en mains une magnifique robe dans les tons crème. Elle était composée d’un bustier près du corps qui descendait en jupe cintrée mais qui s’évasait légèrement. Lorsque Nelly enfila cette magnifique robe, nous étions toutes sans voix. Le ton crème de la robe mettait en avant la pâleur de sa peau. La robe lui tombait à merveille. Aucunes retouches ne seraient à effectuer. Nous primes donc la robe avec nous ainsi que le voile et les nombreux accessoires. Nelly ne tenait plus sur place. Nous dûmes la retenir de porter sa robe avant le jour J. Elle était toute excitée à l’idée de savoir que son père serait peut-être de la partie.
De mon cote j’étais sceptique. Bien qu’au fond de moi j’espérais ne pas voir cette femme que je n’appréciais que très peu, je ne voulais pas que Nelly manque de quoique ce soit. Je savais qu’elle voulait que son père soit présent, je me retrouvais donc à espérer également qu’il soit des nôtres ce jour ci.
Nous étions de retour à la villa, assises dans le salon à planifier le déroulement de la cérémonie lorsque LA question me trotta dans la tête.
- Nelly ? lui demandais-je. Si par malheur ton père n’est pas là samedi, qui voudrais-tu pour t’accompagner ?
- Je ne sais pas. Mais papa sera là !!!
Elle était tellement sure d’elle.
- Je sais ma grande que tu veux qu’il vienne. C’est ce que nous souhaitons tous. Mais il y a toujours un risque qu’il ne vienne pas. Il faut se préparer au cas où.
- Il est hors de question qu’une autre personne m’accompagne. Si ça n’est pas mon père alors ça ne sera PERSONNE !!!
Et sur ces mots, elle partie en courant. Je l’avais blessée je le voyais bien. Je ne savais cependant pas quoi dire. C’est le moment que choisi mon fils pour arriver. Un silence lourd pesait sur notre petit groupe. Willy ne tarda pas à se poser des questions.
- Maman ? que se passe-t-il ici ? demanda-t-il. Où est Nelly ?
- Elle est montée. Répondit Esmée doucement.
- Maman ? tu semble perturbée. Qu’est ce qu’il y a ?
- Rien mon grand. Je pense avoir dit une bêtise. Tu devrais monter voir Nelly. Elle a besoin de toi.
Il n’attendit même pas que je finisse ma phrase, il était déjà monté retrouver son amoureuse.
04 septembre 2009
Chapitre 37 : Contrat pré-nuptial.
Chapitre 37 : Contrat pré-nuptial.
Ethan m’avait fait entendre raison. Notre fils, bien qu’encore jeune, était malgré tout un homme responsable. Il faisait ses choix après de longues réflexions et je ne pouvais l’empêcher de vivre la vie qu’il avait choisie. Je devais cependant avoir une discussion avec lui afin d’éclaircir certaines zones d’ombres. Notre arrivée à la maison se fit remarquée. Tout le monde y était déjà réuni, s’inquiétant tous de ne pas nous avoir vus depuis quelques heures.
Emmett avait déjà pris les paris avec Jasper sur le fait que nous en ayons profité ou non pour nous accorder un moment d’intimité. Ce fut Edward qui brisa son rêve et annonça fièrement la défaite d’Emmett. Carlisle avait visiblement deviné la raison de notre absence. Seul Willy demeurait silencieux. Il avait sans doute déjà pris la peine de fouiller nos pensées et d’y voir ce que j’avais en tête. Ce fut lui qui m’adressa la parole en premier.
- Maman, me dit-il, je crois que nous devons discuter de certaines choses.
- En effet mon chéri, lui répondis-je avec un sourire aussi franc que possible.
- Je ne vais pas y aller par quatre chemins alors.
Chacun fit mine de se retirer, mais mon fils les arrêta.
- Restez tout le monde. Demanda-t-il. Ce que j’ai à dire vous concerne tous.
- Nous t’écoutons Willy, dit alors Esmée d’une douceur sans pareil.
- Et bien… avec Nelly nous avons beaucoup discuté. Nous aimons notre vie ici, auprès de vous. Mais nous voulons faire notre propre vie. Nous avons donc pris la décision de déménager après notre mariage. Cela fait quelques temps que j’ai en tête de retourner en France auprès de mes cousins. Je ne les connais pas très bien, et j’aimerais également apprendre à connaitre mes origines. Maman, papa, je connais beaucoup de choses sur la vie de mes « vrais » parents, mais j’ai besoin de m’en imprégner pleinement. Retourner sur les lieux de mon enfance, retrouver les odeurs, les bruits de la ville qui m’a vue naitre. Cela sera un grand chamboulement pour moi de tous vous quitter mais sachez que quoiqu’il arrive, vous ETES et vous RESTEREZ toujours MA famille. C’est auprès de vous que j’ai grandi. C’est chacun de vous qui a fait l’homme que je suis aujourd’hui.
- Sache mon grand que nous t’aimons tous, repris Esmée, depuis le jour de ton arrivée à l’aéroport avant le mariage de Zabou et Ethan et jusqu’à la fin de l’éternité, tu es un membre à part entière de cette famille.
- Mon amour, lui dis-je alors. Dès ta naissance et même des l’annonce de ta future venue je t’ai aimé. D’abord comme une marraine aime son filleul, ensuite à la mort de Maylis, j’ai promis que je t’aimerais encore plus. Dès lors tu as été mon fils. Peu importe que tu sois sortis de mon ventre ou non, pour Ethan et moi, tu es notre fils, et nous t’aimons. Si ton choix est vraiment de partir en France, alors nous serons derrière toi. J’ai moi-même passé toute mon existence humaine dans ce merveilleux pays, et ce sera avec plaisir que je te le ferais découvrir. Je t’accompagnerais sur les traces de tes parents. Je te montrerais leur maison, la mienne lorsque j’étais enfant. Tout ce que tu voudras savoir je te le montrerais. Et après je te laisserais vivre ta vie avec ta future épouse.
- Maman, ou que je sois, tu seras la bienvenue. Toi ainsi que papa et tous les autres, vous serez chez moi comme chez vous. Sitôt que je serais installé et que j’aurais fait les repérages nécessaires, je vous demanderais de venir. Je vous aime tous tellement que je ne peux envisager le fait d’être éloigné de vous trop longtemps.
- Et bien puisque c’est ainsi, nous viendrons tous avec grand plaisir. Répondit Carlisle.
A ce moment un cri strident retentit. Nul besoin de nous retourner pour savoir d’où il provenait. Alice sautillait sur place à l’idée d’aller à Paris. Elle se voyait déjà nous trainer dans toutes les grandes boutiques de l’avenue Montaigne. Chacun d’entre nous essayant d’hors et déjà de trouver une excuse pour y échapper.
Il en fut donc décider ainsi. Le mariage étant en Juin, nous laisserions à Willy et Nelly le temps de s’installer et les rejoindrons pour passer les fêtes de noël avec eux en France. Ainsi donc nous retournions tous à nos activités.
Le mariage approchant à grande vitesse, nous avions tous beaucoup de choses à faire. Les filles nous nous occupions de la décoration, les garçons, quand à eux, s’occupaient des cadeaux. Willy nous aidait pour la préparation de la cérémonie.
Il était convenu que Carlisle officierait (comme pour notre mariage), et que nous ne serions que nous et quelques amis de la réserve quileutes voisine.
01 septembre 2009
Chapitre 36 : Discussion décisive.
Chapitre 36 : Discussion décisive.
J’étais arrivée à notre clairière. Cet endroit avait vu tant de bons moments ! Elle était notre lieu d’intimité, non que personne n’en ai connaissances, mais tout le monde s’efforçait de la garder intact et de ne pas y aller. C’était notre sanctuaire, le sanctuaire de nos amours.
Ethan arriva quelques minutes après moi. Il m’avait entendu alors qu’il rentrait de chasse avec Emmett et Jasper. Il s’était alors précipité vers moi. Dès son arrivée, avant même qu’il ne s’arrête complètement je lui posais LA question qui me tourmentait l’esprit.
- Mon amour, je suis vraiment désolée de t’avoir stoppé dans ta chasse. Mais je m’inquiète à propos de Willy.
- Ne t’en fait pas pour ma chasse, nous étions sur le chemin du retour. Qu’est ce qui te tracasse tant ? Willy est certes jeune mais il sait très bien ce qu’il fait. Il n’a jamais agit en enfant, si ce mariage est bon pour lui, nous n’avons pas à nous y opposer.
- Je sais bien tout ça, le coupais-je, ça n’est pas à propos du mariage que je m’inquiète, mais au sujet de l’après. Il a tenu certain propos que je ne suis pas sûre d’avoir saisi.
- Mon amour, je suis sûr qu’avec ton intelligence tu as très bien saisi ce qu’il voulait te dire, mais je crois que tu n’as pas voulu vraiment comprendre.
- Mais tu ne sais même pas de quoi je parle, me braquais-je, à moins que tu n’ais déjà parlé à Willy, dans ce cas tu m’aurais trahie en ne me rapportant pas le contenu de votre discussion.
- Ecoutes moi ma chérie, il était calme à présent. Il avait perdu son petit sourire en coin. J’ai en effet parlé à Willy de « l’après mariage » et je lui ai demandé de t’en parler avant de prendre une quelconque décision.
- C’est donc ça !!! Il compte nous quitter pour partir vivre là bas !!! Mais enfin c’est trop risqué, il sera le seul de notre espèce là-bas, personne ne pourra veiller sur lui. Et si cela se passe mal, nous serons à plusieurs heures de vols de lui en cas de soucis.
- Calme-toi mon amour ! Il était ferme à présent. Pour le moment ça n’est qu’un projet qu’il a en tête. Si vraiment il souhaite partir en France, nous ne pouvons le lui reprocher. C’est son pays avant tout. Toi-même je sais que cela te manque parfois de ne pas voir tes sœurs et tes neveux. C’est peut être une bonne occasion de renouer avec ton passé.
- Je ne peux pas accepter qu’il parte ainsi ! Il n’a nulle part où aller. Comment va-t-il vivre ? Avec quel argent ? Comment fera-t-il pour se nourrir ? Il ne compte pas se mettre à l’humain quand même !!!
- Rien de dramatique je te rassure. Il ne m’en a pas vraiment parlé en profondeur, mais je sais qu’il est excellent en sciences. Il voulait reprendre un cursus d’études par correspondance et passer son diplôme de médecin. Carlisle l’aide actuellement à compléter ses acquis. Il est selon lui un élève très intéressé et très intéressant. Il gagnera donc sa vie en exerçant dans les hôpitaux, toujours de nuit. Nelly compte s’inscrire dans une école pour devenir institutrice. Et si, je dis bien SI, ils comptent vraiment s’installer en France, ce sera près de là où tu vivais lorsque nous nous sommes rencontré. Ainsi il serait proche de Marie et de ses enfants. Il veut vraiment renouer des liens avec sa famille et essayer d’en savoir un peu plus à propos de Maÿlis et Yohann.
- Mais tout ce qu’il veut savoir à propos d’eux il peut nous le demander ! Nous connaissons l’un et l’autre mieux que quiconque ses parents. Et à ce sujet, je trouve que tu en sais beaucoup plus que ce que tu en dis !
- Mon amour… il me prit dans ses bras. Je sais que laisser partir Willy est la chose la plus dure que tu ais à faire. Mais il est grand à présent. C’est à lui de créer son destin. Rien ne nous empêche d’aller les voir. Nous irons aussi souvent que tu le souhaite. Et puis on a toujours le Willy-Phone !!!
Il avait dit ça sur un ton humoristique. Sorte de petit clin d’œil à mon passé et un moyen pour lui de mettre un terme à cette discussion. Il me serra dans ses bras et m’embrassa tendrement.
- Et maintenant madame Lutz, me murmura-t-il dans le creux de l’oreille, si vous le voulez bien, nous avons le mariage de notre fils à organiser.
Sur ces mots, il me prit dans ses bras et me porta jusqu’au seuil de notre maison.
19 août 2009
Chapitre 35 : Grande nouvelle.
Chapitre 35 : Grande nouvelle.
Le moment tant redouté arriva plus vite que nous le pensions. Deux jours seulement après l’enterrement de la mère de Nelly, Willy nous avait fait part de sa volonté d’organiser une soirée à la Villa Cullen. Soirée où toute notre famille serait rassemblée. Nessie était parmi nous avec son « loup ». Nous étions tous dans le salon des Cullen quand Willy prit la parole.
- Voila, commença-t-il. Si j’ai demandé à ce que tout le monde soit présent c’est pour vous annoncer une grande nouvelle. J’ai demandé il y a quelques temps à Nelly de devenir ma femme. Elle a accepté ma proposition. Nous allons nous marier. J’aimerais que cela se passe ici. Alice ? il se tourna vers sa tante. Je me souviens du mariage de maman et papa, et je sais que c’est grâce à toi. Je voudrais que tu t’en occupe. Je sais que cela te ferait plaisir et je lis que tu as déjà d’excellentes idées en tête. Alors amuses toi. Nous te faisons confiance.
Sans attendre une seconde de plus, Alice se mit sur l’ordinateur du salon et commença ses recherches de la robe parfaite pour Nelly.
Tout le monde se leva pour féliciter les heureux fiancés. Lorsque mon tour arriva, je sentis une vague de tristesse émerger du plus profond de moi. Mon petit Willy allait se marier. Il ne serait plus jamais mon bébé, il était à présent un homme fort et amoureux et un futur époux. Voyant mes pensées, il s’approcha de moi.
- Maman, me dit-il. Arrête de t’en faire. Je vais épouser Nelly mais je serais toujours et à jamais ton fils. Tu ne me perdras pas, dis toi juste que tu gagnes une fille.
- Je sais mon grand. Je ne suis pas triste, c’est juste que tout va si vite…
- J’aimerais inviter les cousins français. Sais-tu s’ils pourront faire le déplacement ? en particulier Amaury et Andrea. Je ne les ai pas revus depuis ton mariage mais je suis resté en contact avec eux. J’aimerais vraiment qu’ils puissent être présents.
- Je ne sais pas mon grand. Je verrais ce que je peux faire. Mais sache une chose. Aucun d’eux n’est au courant de notre condition. Si nous les invitons, nous devrons jouer le jeu de l’humanité. Penses-tu en être capable ?
- Maman, je ne leur ferais aucun mal, tu n’as pas à avoir peur.
- Je ne parle pas de ça mon cœur. C’est juste qu’il va falloir sembler humain. Donc manger, dormir avancer à allure normale et surtout ne pas leur montrer que tu peux entendre ce qu’ils pensent. Cela fait beaucoup et tu es encore assez jeune vampire. Je ne sais pas si tu auras la force de jouer la comédie.
Il me regarda avec son air d’enfant auquel je ne pouvais rien refuser. Il a toujours su comment arriver à ses fins avec moi. J’avais d’hors et déjà accepter sa demande. Des demain j’appellerais mes sœurs pour les inviter. En espérant au plus profond de moi que quelque chose les empêche de venir.
Le reste de la semaine se déroula sans encombre. Nous avion fixés la date au 6 juin, date de mariage des parents de Willy, et surtout date de ma rencontre avec Ethan. Une façon pour Willy d’inclure Maÿlis et Yohann dans les réjouissances. Cela nous faisait un peu moins de 3 mois pour tout organiser, mais connaissant la rapidité d’Alice cela serait amplement suffisant.
De mon côté, je m’occupais de ma famille française. Essayant tant bien que mal de convaincre mes frères et sœurs de se joindre à nous pour fêter ce grand événement. Malheureusement, dans ce si court délai, personne ne pourrait être présent. Ma sœur ainée, Marie, m’a malgré tout envoyé quelques présents pour les futurs mariés. Nous leur enverront les vidéos que Emmett avait prévu de faire afin de leur faire partager notre joie. Je n’avais plus qu’à annoncer la mauvaise nouvelle à mon fils. Il serait tellement déçu…
- Mon chéri ? l’appelais-je. Je viens juste d’avoir ma sœur au téléphone.
- Alors ? Ils pourront venir ? Je sais qu’on s’y prend un peu tard mais ca serait tellement mieux s’ils étaient tous là !!!
- Je sais mon cœur mais malheureusement, ils ne pourront pas venir. Les billets sont cher et ils ne peuvent pas s’y prendre si tard. Mais Emmett comptait faire une vidéo et j’ai promis que nous la leur enverront dès le lendemain avec les photos. Mon cœur je sais que tu voulais que tes cousins soient là mais j’ai tout essayé.
- Ce n’est pas grave maman. Je comprends. Même si je suis un peu déçu. On profitera à fond de la journée et nous penserons fort à eux... Et puis rien ne m’empêche d’aller les voir moi-même après…
En disant cela, il avait un regard étrange. J’aurais bien aimé lire dans ses pensées à cet instant précis. Que voulait-il dire par « rien ne m’empêche d’aller les voir moi-même après… ». Il va falloir que j’en parle avec Ethan. Lui pourra me conseiller. Il saura peut être quelque chose que j’ignore.
« Ethan, mon cœur j’aimerais qu’on parle tous les deux. Peux-tu me rejoindre à la clairière ? » Je lui avais dis cela en pensée m’efforçant de bloquer mon fils. Il fallait que je lui parle seule à seule. Je sais qu’il m’avait entendu où qu’il soit. Je me dépêchais de me rendre à la clairière pour l’y attendre.



